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    Des cardiologues français alertent sur l’hérédité de l’augmentation anormale du taux de cholestérol dans le sang

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    L’équipe du département d’épidémiologie de Toulouse a déterminé la fréquence de l’hypercholestérolémie génétique chez les Français. Une personne sur 120 risque d’être atteinte de cette maladie trop peu détectée.

    Des chercheurs du département d'épidémiologie de Toulouse ont constaté pour la première fois en France la fréquence de l’hypercholestérolémie génétique (mauvais cholestérol) chez les Français. Ils ont découvert que cette maladie peu commune touchait une personne sur 120 (soit 8,5 personnes pour 1.000). 

    L'équipe du département d'épidémiologie de Toulouse (UMR 1027, Inserm/Toulouse III Paul-Sabatier et fédération de cardiologie du CHU de Toulouse) vient de publier la fréquence de la forme génétique de l'hypercholestérolémie.

    Les cardiologues indiquent que «l’arbre généalogique» de la famille est un indicateur des risques de maladies cardiovasculaires. Toutefois, jusqu’à présent personne n'avait jamais constaté en France la fréquence de l'hypercholestérolémie familiale, maladie génétique dont on supposait jusqu'ici qu'elle touchait une personne sur 200 (soit 5 pour 1.000, selon des études norvégiennes et hollandaises).

    En France, il est nécessaire de l’évaluer pour distinguer clairement les patients pour qui un traitement est impératif dès le plus jeune âge de ceux pour qui une surveillance et de la nutrition peuvent suffire.

    Après avoir observé les données des 8.171 personnes du registre MONICA, les chercheurs ont établi une prévalence de 8,5 pour 1.000. Ce chiffre place l'hypercholestérolémie familiale comme maladie génétique la plus fréquente parmi d’autres maladies comme la surdité congénitale (1 personne sur 1.000), la polykystose rénale (0,8 sur 1.000) ou la très connue mucoviscidose (0,4 pour 1.000).

    L'hypercholestérolémie génétique se différencie de l'hypercholestérolémie classique. La première peut être diagnostiquée très tôt par une prise de sang: un bébé de trois mois porteur de cette maladie affichera un taux de cholestérol total dans le sang de 3 g/l, contre 1,5 g/l pour des analyses «normales» et 2,8 g/l vers 35 ans.

    Cette hypercholestérolémie résiste à toutes les mesures d'hygiène de vie (alimentation variée, arrêt du tabac, activité physique, etc.) et ses conséquences se révèlent très tôt par des morts subites ou des infarctus avant l'âge de 30 ans. Mais un traitement pris tôt permet de retrouver la même espérance de vie que pour des sujets «normaux».

    Cette maladie génétique ne se détecte pas chez les jeunes. Quand un adulte présente 3 g/l de cholestérol, il faut rechercher aussi chez ses enfants, car la maladie génétique apporte beaucoup de morts subites.

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    Tags:
    étude, génétique, cholestérol, médecine, chercheurs, maladies cardio-vasculaires
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