Société
URL courte
Par
3920197
S'abonner

Des centaines de personnes ont lynché jeudi à Burimari, au Bangladesh, un homme qu'ils accusaient d'avoir profané le Coran, le battant à mort avant de brûler son corps, selon la police.

Un homme a été lynché par une foule en colère dans le nord du Bangladesh après avoir été accusé de blasphème alors qu'il visitait une mosquée locale. Il a été placé en garde à vue, mais la foule l'a traîné à l'extérieur, l'a battu et enflammé.

Un homme de la région, identifié comme Jewel Shahidunnabi, âgé de 50 ans, a décidé de visiter la mosquée Burimari avec son ami. Il aurait souffert de troubles mentaux non spécifiés.

La foule s'est emparée des deux hommes qui se trouvaient en détention pour leur protection après avoir été accusés d'avoir marché sur un Coran dans la mosquée de cette ville située près de la frontière avec l'Inde, a expliqué la police.

«Ils ont battu un homme à mort avant de brûler son corps», a déclaré à l'AFP le chef de la police du district, Abida Sultana. Le deuxième, blessé, a réussi à prendre la fuite.

Plus de 1.000 personnes ont pris d'assaut le bureau municipal où ils se trouvaient détenus.

La police a tenté de calmer la foule, sans pouvoir pourtant la retenir. Le corps de la victime a été brûlé dans la rue.

Tensions dans le monde arabe

Cet évènement est survenu dans un contexte de colère croissante au sein de ce pays dont la population est en majorité musulmane, à la suite des propos d’Emmanuel Macron sur la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

Des dizaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations antifrançaises cette semaine dans la capitale Dacca et dans la ville portuaire de Chittagong. Des appels à manifester après la prière de vendredi ont en outre été lancés.

Lire aussi:

Sous-marins: Canberra et Washington réagissent au rappel des ambassadeurs français
Le canon Caesar toujours aussi performant: Prague proche d’en commander 52 unités
Les chômeurs non vaccinés privés d’allocations en Autriche
Tags:
Coran, lynchage, Bangladesh, islam
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook