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    Yusra Mardini, nageuse syrienne

    Ces sportifs des JO qui ont eu la vie dure...

    © AFP 2017 Martin Bureau
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    Jeux olympiques de Rio de Janeiro (148)
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    Cette équipe bien particulière participe pour la première fois aux Jeux olympiques et se bat courageusement dans les compétitions de judo, de natation, d'athlétisme. Mais personne ne connaît l'histoire qui se cache derrière tant de courage et de dévotion...

    Ces dix sportifs réfugiés sont originaires de divers pays du monde et c'est sur eux que leurs camarades placent leurs espoirs dans la fièvre olympique brésilienne. Ils sont entrés dans le stade olympique de Maracana sous une salve d'applaudissements lors de la cérémonie d'ouverture et deux d'entre eux ont déjà attiré l'attention du public par leurs performances. La "sirène" Yusra Mardini, nageuse syrienne, a réalisé un très bon résultat en natation samedi et mardi, tandis que Rami Anis, lui aussi nageur, a battu son propre record en nage libre. Les spectateurs l'ont applaudi debout.

    Mais qu'y a-t-il derrière ces victoires, grandes ou petites? Sans doute pas une enfance ensoleillée et un cercle familial encourageant les futurs succès…

    Rami Anis, nageur

    La famille de ce Syrien de 25 ans a dû fuir son pays natal à cause de la guerre. Ils se sont installés à Istanbul. Puis, Anis a traversé la mer en bateau et a atteint la côte grecque. Il cherchait refuge en Belgique, n'ayant sur soi qu'un sac avec deux vestes, deux T-shirts et deux pantalons…

    ​Olympic spirit. Syrian refugee Rami Anis is afforded a spine-tingling ovation by an appreciative crowd at #Rio2016 pic.twitter.com/dFmEIUKh1o

    ​Rami Anis will compete in Men's 100m Butterfly today at 14:19 Rio time. All the best Rami! #RefugeeOlympicTeam pic.twitter.com/MrJ40aFZKb

    Malgré toutes les péripéties vécues, il est déterminé à participer aux JO de 2020, faisant déjà partie de l'équipe syrienne.

    Yusra Mardini, nageuse

    La Syrienne Yusra, 18 ans, n'a pas eu mal à gagner les cœurs des spectateurs. Elle a toujours été considérée comme une nageuse prometteuse.

    Mais, bien que l'eau soit sa meilleure amie, elle a, un jour, failli se noyer. Avec une vingtaine de migrants, ils ont levé l'ancre en Turquie. Durant la traversée, le moteur du bateau est tombé en panne. Prévu pour transporter un maximum de six personnes, il n'a pas supporté la charge. Ils auraient pu chavirer… mais Yusra, sa sœur Sara et deux autres nageurs ont sauté à l'eau et ont remorqué la barque jusqu'au port de Lesbos.

     

    Paulo Amotun Lokoro, coureur de fond

    Paulo était berger au Soudan du Sud, son pays natal. Il l'a fui pour éviter le conflit qui a embrasé le pays et a trouvé un abri dans un camp pour réfugiés.

    ​Paulo Lokoro left home without even a pair of shoes; Now he’s an Olympian competing at #Rio2016 https://t.co/pPiAfQEwsU

    Maintenant, il court, court pour les gens car il se rappelle qu'il est le seul de ce camp à avoir réussi et doit montrer l'exemple.

    Anjelina Nada Lohalith, athlète

    Anjelina est aussi originaire du Soudan du Sud, elle a dû fuir sa maison à l'âge de six ans et n'a jamais revu ses parents.

    Sa principale motivation à ces JO est de les retrouver et de les aider.

    Yiech Pur Biel, athlète

    Yiech est parti du Soudan du Sud lorsque la guerre civile a éclaté. Il a pu atteindre, tout seul, un camp au Kenya et y a vécu dans des conditions désastreuses, n'ayant même pas de chaussures.

    C'est pour cela qu'il veut montrer aujourd'hui aux JO qu'être un réfugié ne signifie pas être impuissant. Et on le croit volontiers.

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    Yolande Bukasa Mabika, judokate

    Après avoir quitté sa patrie, cette jeune fille d'origine congolaise s'est retrouvée dans un camp pour les enfants-réfugiés à Kinshasa. Là, elle s'est essayée au judo pour être plus forte. Et elle est devenue judokate.

    Popole Misenga, judoka

    Ce Congolais a perdu sa mère à l'âge de neuf ans, lorsqu'il a été obligé de quitter le Congo. Il a commencé à pratiquer le judo dans un camp de réfugiés et ce sport a changé sa vie.

    Il est désormais double champion d'Afrique et souhaite donner un espoir aux réfugiés et montrer à tous qu'ils sont aussi capables de tout.

    Yonas Kinde, marathonien

    Yonas, en provenance d'Éthiopie, a 36 ans et est ainsi le doyen de l'équipe. Tout un symbole.

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    Tags:
    sportives, sport, athlètes, migrants, réfugiés, JO 2016 de Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brésil
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