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    Gianni Infantino

    Président de la FIFA: disqualifier la Russie du Mondial 2018 ne résoudra rien

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    Face à une possible disqualification de la Russie du Mondial de 2018, le président de la FIFA insiste sur la nécessité d’un dialogue ouvert et sur l’efficacité du système antidopage de la Fédération de football.

    Une disqualification de la Russie et du Qatar de la Coupe du monde de football de 2018 ne remédierait pas aux problèmes actuels, d'autant plus que Moscou ne se chargerait pas du contrôle antidopage dans le cas de la participation de son équipe, a déclaré le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, cité par le journal allemand Der Spiegel.

    « Savez-vous, en Russie et au Qatar, partout dans le monde il y a des personnes qui aiment le football. Les boycotts et les disqualifications n'ont jamais apporté de solutions. Quand il y a des problèmes, il faut y faire face, s'y attaquer, en débattre. Nous sommes tenus de regarder vers l'avenir », a-t-il souligné.

    Concernant le contrôle du système antidopage, M. Infantino a indiqué que c'était la FIFA elle-même qui s'en chargerait, en l'occurrence, et non la Russie :

    « La FIFA a d'ailleurs son propre système antidopage. En 2014, les contrôles n'ont pas été effectués par le Brésil, ni en 2010 par l'Afrique du Sud. Ainsi, en 2018, ce ne sera pas la Russie qui s'en chargera, mais la FIFA elle-même. Si quelque chose ne va pas, ce sera notre responsabilité, ce sera de notre faute. Cependant, nous sommes persuadés que nos mesures antidopage fonctionneront. »

    Rappelons que Joseph Blatter, l'ancien président de la Fédération internationale de football (FIFA) avait auparavant déclaré que « ce serait une catastrophe si la Russie perdait le droit d'organiser la Coupe du monde de football en 2018, sur fond de scandale de dopage provoqué par la publication d'un rapport de Richard McLaren ».

    La commission indépendante de l'Agence mondiale antidopage (AMA) chargée d'éclaircir le mystérieux « système de dopage en Russie » et dirigée par l'avocat canadien Richard McLaren a dévoilé, le 9 décembre, la deuxième partie de son rapport d'enquête.

    Le document, basé prétendument sur plus d'un millier de témoignages, y compris des lettres et des résultats de tests, affirme que plus de 1 000 athlètes russes, représentants plus de 30 disciplines, auraient été impliqués dans des manipulations de dopage ou en ont bénéficié entre 2011 et 2015. Ce rapport affirme notamment que l'ex-ministre russe des Sports Vitali Moutko et son adjoint Iouri Nagornykh étaient au courant de l'affaire.

    Des experts soulignent néanmoins le manque de preuves tangibles. Le ministère russe des Sports a démenti les déclarations de l'AMA sur le dopage institutionnalisé en Russie, soulignant que le gouvernement russe continuera à lutter contre le dopage et qu'il est prêt à coopérer avec les organisations internationales dans ce domaine.

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    lutte antidopage, FIFA, Gianni Infantino, Qatar, Russie
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