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    La bagarre à la mi-temps du match Bastia-Lyon

    Les débordements de fans de foot: dans le calme ou pas tellement (vidéos)

    © AFP 2018 PASCAL POCHARD-CASABIANCA
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    Une quarantaine de supporters du PAOK Salonique, mécontents des trois points de pénalité infligés à leur équipe, ont envahi mardi 6 mars les locaux d'une télévision publique. Une incartade inoffensive par rapport à ce à quoi sont capables des fans en colère.

    Les supporters du PAOK se sont «contentés» d'envahir les locaux d'une station de télévision et d'obliger un journaliste sportif à lire un message pendant cinq minutes avant de repartir.

    Cet acte de protestation des fans contre ce qu'ils ont qualifié de «plus grand scandale sportif de tous les temps» peut être considéré comme tout à fait inoffensive par rapport à ce qui arrive parfois dans les gradins ou aux abords des stades.

    Il suffit de se souvenir du drame qui s'est produit au stade de Port-Saïd le 1er février 2012 en marge d'un match du championnat d'Égypte opposant Al Masry de Port-Saïd et Al Ahly SC du Caire. Après le coup de sifflet final, des groupes organisés de supporters locaux ont envahi le terrain attaquant les joueurs du Caire, puis leurs fans. Les assaillants étaient armés de couteaux et de barres de fer. 72 personnes ont trouvé la mort poignardées, piétinées dans les bousculades ou à la suite de chutes des gradins.

    Un an plus tard, 21 personnes ont été condamnées à la peine de mort par la justice égyptienne pour leur implication dans les violences.

    Un drame de ce genre faisant autant de morts est quand même une exception, à côté de celui du stade Heysel à Bruxelles, en 1985, faisant 41 morts ou de celui du stade Loujniki de Moscou (1982) dans lequel l'enquête officiel a recensé 66 décès.

    Heureusement, le plus souvent, les débordements des fans se passent de décès, bien que conduisent à des blessures et des dommages matériels même sur des sites du patrimoine culturel.

    Ainsi en février 2015, les affrontements entre les supporters du Feyenoord Rotterdam, venus à Rome affronter l'AS Roma en 16e de finale aller de la Ligue Europa, et les forces de l'ordre ont fait 13 blessés (trois supporters néerlandais et 10 agents). En plus, la place d'Espagne mondialement connue a été ravagée et la fontaine Barcaccia a été endommagée.

    Si on remonte dans le temps, il convient de se souvenir des épreuves subies par les joueurs de l'Olympique lyonnais à Bastia le 16 avril dernier. Des heurts entre supporters et joueurs se sont produits sur la pelouse, à deux reprises, ce qui a conduit à l'interruption de la rencontre.

    Les premiers incidents ont eu lieu à la fin de l'échauffement, quand des supporters de Bastia ont pénétré sur la pelouse du stade de Furiani pour s'en prendre aux joueurs de l'Olympique lyonnais. Ces échauffourées ont retardé de près d'une heure le coup d'envoi du match.

    Une nouvelle bagarre a eu lieu à la mi-temps.

    Les Gones se sont retrouvés dans une situation semblable six mois plus tard à Liverpool lors du match de Ligue Europa contre Everton. Cette fois, une bagarre générale a éclaté lors du match et des supporters anglais n'ont pas manqué d'intervenir.



    Mais il ne faut pas penser que les footballeurs ne savent pas se défendre. Qui ne se souvient pas du légendaire coup de karaté d'Éric Cantona!

    En ce qui concerne l'usage du karaté contre des supporters, King Éric a eu un bon disciple, Patrice Évra, qui a joué, d'ailleurs, dans le même club, Manchester United.

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    Tags:
    violences, supporter, football
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