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L'Iran, pays ouvert à la GPA

© Sputnik . Vladimir Vyatkin / Aller dans la banque de photosБеременная
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Aujourd'hui que la médecine a fait des progrès révolutionnaires, la gestation pour autrui (GPA), ou maternité de substitution, ne semble plus être un phénomène nouveau ou ambigu.

La GPA est interdite par la loi dans certains pays (Autriche, Allemagne, Italie, Suisse) et dans la plupart des pays islamiques, les représentants religieux aux opinions conservatrices estiment que la maternité de substitution est contre nature, immorale, et va à l'encontre des normes religieuses en vigueur. Ils pensent que recourir à un tiers pour concevoir un enfant est un péché, même si la fécondation a eu lieu sans contact direct entre les deux individus. Selon eux, l'islam interdit le recours à la GPA pour pallier les problèmes de stérilité.

En dépit de la sévérité des lois de la charia et du conservatisme des principes religieux en vigueur dans le pays, Téhéran a adopté une approche très progressiste et libérale vis-à-vis de cette question.

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Depuis plusieurs années l'Iran pratique au niveau officiel la maternité de substitution pour résoudre les problèmes d'infécondité. Plusieurs villes (Téhéran, Ispahan, Machhad) disposent de centres médicaux spécialisés pratiquant uniquement la GPA pour permettre aux couples stériles d'avoir des enfants.

Pourquoi est-ce possible en Iran?

Des membres du Conseil iranien, composé d'experts de premier plan ayant le droit de décréter des fatwas concernant des questions importantes relatives à la religion et au droit musulman, ont examiné l'admissibilité d'une telle méthode en médecine et décidé qu'elle était légitime si certaines conditions étaient respectées. Ils attirent l'attention sur le fait que pour concevoir, porter et accoucher d'un enfant le couple doit faire appel à un tiers — la mère-porteuse. Les fonctions maternelles sont réparties entre les deux femmes: la mère biologique, dont les ovules participent à la conception de l'enfant et qui l'éduque après sa naissance, et la mère porteuse qui met au monde l'enfant et le nourrit éventuellement pendant un an ou plus.

C'est pourquoi la question primordiale consiste à déterminer qui est la véritable mère de l'enfant. Selon les théologiens iraniens, la mère de l'enfant sera la femme dont l'ovule a été utilisé pour la conception.

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Les représentants religieux iraniens, y compris le guide suprême l'ayatollah Khamenei, ont décrété une fatwa proclamant l'admissibilité de la méthode de maternité de substitution dans la médecine pour pallier aux problèmes des familles stériles, car la procédure de fécondation artificielle se déroule hors de la proximité conjugale. Cependant, selon eux, en recourant à cette méthode il convient de respecter des normes éthiques et juridiques:

1. La mère porteuse doit être mariée;
2. L'accord obligatoire du mari de la femme qui a décidé de porter l'enfant d'un autre couple;
3. Avant d'introduire l'embryon, la mère porteuse doit attendre 3 cycles menstruels (environ 3 mois) sans avoir de rapports sexuels avec son mari pour prévenir une grossesse intrafamiliale;
4. Tous les frais (nourriture, médicaments, etc.) de la mère porteuse pendant sa grossesse (9 mois) et après l'accouchement (près de 40 jours) sont pris en charge par le père de l'enfant porté;
5. L'enfant né et la mère porteuse font l'objet d'une interdiction canonique au mariage consanguin, de la même manière que les interdictions relatives à une mère et son enfant;
6. La mère porteuse a le droit d'insister pour le nourrir avec son lait pour éviter des souffrances physiques et empêcher de nourrir l'enfant avec du lait artificiel.

La GPA est pratiquée en Iran au niveau de l'État depuis plus de 12 ans dans des centres médicaux spécialisés grâce aux technologies reproductives. Pratiquement tous les projets scientifiques dans ce secteur scientifique sont financés par le budget national.

Cependant, l'un des principaux problèmes pour les couples iraniens qui ont décidé de recourir à la maternité de substitution reste le coût élevé de la procédure — entre 50 000 et 100 000 dollars.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

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