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Mort du mollah Omar: la pagaille en Afghanistan?

© AP Photo / Rahmat GulTaliban fighters hold their heavy and light weapons before surrendering them to Afghan authorities in Jalalabad, east of Kabul, Afghanistan. File photo
Taliban fighters hold their heavy and light weapons before surrendering them to Afghan authorities in Jalalabad, east of Kabul, Afghanistan. File photo - Sputnik France
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L'annonce de la mort du leader des talibans, mollah Omar, ancien président de l'Afghanistan, a terni les perspectives de réconciliation nationale dans le pays, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

En confirmant hier le décès du mollah Omar, les talibans ont démenti la perspective de négociations avec les autorités afghanes aujourd'hui. Les experts interrogés voient dans cette vague d'annonces de la mort du mollah Omar et de l'élection de son successeur la confirmation du fait que les autorités afghanes s'empressent d'associer la partie modérée des talibans au processus politique. C'est pourquoi il fallait annoncer justement aujourd'hui le départ du mollah Omar, décédé il y a deux ans, symbole d'une résistance qui a déjà duré 14 ans.

L'annonce de la mort du fondateur des talibans, qui a présidé l'Afghanistan de 1996 à 2001 et s'est réfugié dans les montagnes séparant l'Afghanistan et le Pakistan après le renversement du régime des talibans en décembre 2001 par la coalition antiterroriste, a été rapportée par Kaboul puis relayée au niveau international. Dans une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement afghan a ainsi annoncé: "Nous avons reçu la confirmation du Pakistan et des talibans que le mollah Omar était décédé d'une maladie il y a presque deux ans", dans un hôpital pakistanais de Karachi.

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"Nous considérons l'annonce de la mort du mollah Omar comme véridique", a déclaré à la Maison blanche Eric Schultz, porte-parole de l'administration Obama.

Les talibans se sont réunis dans la nuit de mercredi à jeudi pour élire le nouveau leader du mouvement — le mollah Akhtar Mansour, main droite du mollah Omar jusqu'à sa mort.

La logique est difficile à suivre: après l'annonce diffusée mercredi par les autorités afghanes affirmant que le mollah Omar était mort depuis deux ans, les talibans ont élu d'urgence son successeur — comme si pendant tout ce temps ils n'avaient pas été au courant de son décès et que c'est par Kaboul qu'ils avaient appris la nouvelle. Autre incohérence — il y a seulement quelques jours, les talibans confirmaient leur disposition à participer au second cycle de négociations avec les autorités afghanes en fin de semaine, mais ont brusquement fait marche arrière hier. D'après la déclaration d'un représentant des talibans, les négociations ont été reportées en raison de la mort du mollah Omar.

Les experts interrogés estiment que la vague d'annonces du décès du mollah Omar et la réaction ambiguë qui a suivi indiquent que des changements radicaux pourraient se produire prochainement dans les relations entre les talibans et Kaboul. Le mouvement des talibans est aujourd'hui à la croisée des chemins.

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