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Des extraterrestres sur Vénus? La réponse est dans les nuages

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Les nuages de Vénus peuvent héberger de la vie extraterrestre, d’après des scientifiques américains et européens qui suggèrent que des microbes auraient pu apparaître sur la plus chaude planète du Système solaire.

L’atmosphère de Vénus, planète ressemblant à la Terre par sa taille et sa masse, mais située beaucoup plus près du Soleil, pourrait abriter des organismes inconnus, estiment des scientifiques américains et européens cités par des médias.

The Earth straddling the limb of the Moon, as seen from above Compton crater. Center of the Earth in this view is 4.04°N, 12.44°W, just off the coast of Liberia. The large tan area in the upper right is the Sahara desert, and just beyond is Saudia Arabia. The Atlantic and Pacific coasts of South America are visible to the left. WAC E1199291151C (Earth only), NAC M1199291564LR (Earth and Moon); sequence start time 12 October 2015 12:18:17.384 UTC - Sputnik France
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Selon certains modèles d’évolution de Vénus, cette planète, la plus chaude du Système solaire, avait autrefois un climat propice à la vie et de l’eau liquide. Cette période favorable à l’apparition de la vie a duré au moins deux milliards d’année, soit «beaucoup plus que sur Mars», d’après Sanjay Limaye, de l’Université américaine de Wisconsin-Madison.

L’atmosphère de Vénus contient d'épaisses couches nuageuses opaques constituées de gouttelettes de dioxyde de soufre et d'acide sulfurique surmontées d'une brume de cristaux de glace d'eau. 

Sur Terre, des microorganismes, principalement des bactéries, peuvent atteindre l’atmosphère. Les scientifiques ont trouvé des bactéries vivantes à 41 km d’altitude en envoyant des ballons spéciaux dans le ciel, note David J.Smith du Centre d’étude Ames de la NASA.

En plus, on découvre de plus en plus de microbes capables de vivre dans des conditions très dures, dans les sources chaudes du Yellowstone, les sources hydrothermales océaniques, les boues toxiques des zones polluées et les lacs acides du monde entier.

«Nous savons que sur Terre, la vie peut prospérer dans des conditions très acides, se nourrir de dioxyde de carbone et produire de l'acide sulfurique», a noté Rakesh Mogul, professeur à la California State Polytechnic University aux États-Unis.

On peut donc supposer la présence de vie dans l’atmosphère de Vénus où les conditions sont à peu près pareilles, d’après lui.

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Plusieurs sondes spatiales lancées entre 1962 et 1978 ont prouvé que la température et la pression dans les parties inférieures et moyennes de l'atmosphère vénusienne à 60 km d’altitude permettaient l’existence de vie microbienne. Mais la surface de la planète paraît bien inhospitalière, avec des températures dépassant les 450 degrés Celsius.

Selon Grzegorz Slowik de l'Université de Zielona Gora en Pologne, certaines bactéries sur Terre ont des propriétés d’absorption de la lumière similaires à celles des particules non identifiées qui constituent des taches sombres inexpliquées observées dans les nuages de Vénus.

Des observations spectroscopiques, en particulier dans l'ultraviolet, montrent que les taches sombres sont composées d'acide sulfurique concentré et de particules inconnues absorbant la lumière.

Ces taches sombres ont été un mystère pour les chercheurs depuis qu'ils ont été observés pour la première fois par des télescopes au sol, il y a près d'un siècle.

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D’autres sondes envoyées plus tard vers Vénus ont étudié ces taches sombres plus en détail. Chacune de ces taches existe pendant des jours, changeant constamment de forme et de contraste, d’après Sanjay Limaye, qui a dirigé une étude publiée dans la revue Astrobiology.

Les particules qui composent les taches sombres ont presque les mêmes dimensions que certaines bactéries sur Terre. D’ailleurs, les instruments qui ont jusqu’ici étudié l'atmosphère de Vénus sont incapables de distinguer les matériaux de nature organique et inorganique.

«Pour vraiment savoir, nous devons y aller et prélever des échantillons de nuages. Vénus pourrait marquer un nouveau chapitre passionnant dans l'astrobiologie», a noté le professeur Rakesh Mogul.

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