Chef du Hezbollah: l'armée américaine «va payer le prix» de la mort de Soleimani

L’assassinat du général iranien Qassem Soleimani et celui d’un haut commandant irakien ne resteront pas sans conséquence pour les États-Unis, a déclaré le chef du mouvement libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah a évoqué dans une allocution télévisée dimanche 5 janvier de possibles conséquences pour les États-Unis à l’assassinat du général Qassem Soleimani, ainsi qu'à celui d’Abou Mehdi al-Mouhandis.

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«C'est l'armée américaine qui les a tués, et c'est elle qui va en payer le prix», a-t-il déclaré, cité par l'AFP.

Il a souligné qu'un «juste châtiment» s'abattrait sur «la présence militaire américaine dans la région» qui comprend «les bases militaires américaines, les navires militaires, chaque officier et soldat dans la région».

Selon le chef du Hezbollah, il ne faut pas s'en prendre aux «citoyens américains», c'est à dire aux «hommes d'affaires, ingénieurs, journalistes et médecins» américains dans la région:

«La bataille, la confrontation, le juste châtiment, c'est pour ceux qui ont exécuté [l'opération, ndlr] et c'est l'armée américaine qui a mené à bien le meurtre et l'assassinat» du général Soleimani et d'Abou Mehdi al-Mouhandis.

Et d’ajouter:

«Quand les cercueils des soldats et des officiers américains [...] commenceront à revenir aux États-Unis, Trump et son administration comprendront qu'ils ont perdu la région».

Mort du général Soleimani

Le général Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution, a été tué lors d'une frappe aérienne américaine portée le 3 janvier contre l'aéroport de Bagdad.

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Avec le général Soleimani ont trouvé la mort quatre autres officiers des Pasdaran iraniens et plusieurs hauts responsables des Unités de mobilisation populaire, coalition paramilitaire de milices en majorité chiites en Irak (Hachd Al-Chaabi).

Washington a affirmé que le général iranien avait été impliqué dans les attaques contre les bases de la coalition en Irak et l'ambassade américaine à Bagdad.

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