Nappes d’autel à terre, urine et dépôts d’excréments: encore une cathédrale victime de vandales en France

Les églises continuent d’être la cible d'actes de vandalisme en France. La cathédrale d’une commune des Vosges fait même l’objet de dégradations quotidiennes depuis deux semaines.

La cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges est victime de nombreuses dégradations et incivilités et ce, depuis une quinzaine de jours d’affilée, a fait savoir Vosges matin. Chaque jour, l’abbé Meyer, en charge du bâtiment religieux, dit retrouver des cierges cassés, des nappes d’autel à terre, de l’urine ou encore des dépôts d’excréments.

«Si rien ne change, il se pourrait qu’elle [l’église, ndlr] ne soit plus ouverte aux visites toute la journée», a-t-il indiqué, cité par le journal.

Qui plus est, les vandales n’ont pas peur des sanctions, a-t-il assuré.

«Même quand on les prend la main dans le sac, ils n’ont pas peur. Ça pourrait presque devenir violent», a-t-il ajouté.

L’abbé a adressé une plainte à la police et a demandé à ce que la surveillance physique soit renforcée aux abords de l’édifice ou qu’une caméra soit installée à proximité.

«J’ai vu avec la municipalité, mais ce n’est pas possible pour eux puisque c’est un bâtiment d’État. Je dois rencontrer l’architecte des bâtiments de France prochainement, je lui en parlerai», a poursuivi l’abbé.

Face à la multiplication de ces actes de vandalisme, qui semblent témoigner d’une poussée de christianophobie en France, le religieux s’est dit navré par une telle situation.

«Je trouve cela dommage parce qu’au-delà du fait que ce soit un lieu de culte, la cathédrale est un élément du patrimoine déodatien», a-t-il souligné, cité par Vosges matin.

Ces dégradations viennent allonger la liste, déjà assez pourvue, d’actes de vandalisme contre des édifices religieux.

Des statistiques inquiétantes

Il y a à peine quelques jours, trois drapeaux maghrébins – tunisien, algérien et marocain – ont été accrochés au toit d’une église dans le sud-ouest de la France. Le curé de la paroisse, le père Paul de Cassagnac, a déclaré dans ce contexte à Sputnik que l’incident devait être pris au sérieux et que les jeunes qui avaient commis cet acte auraient pu y avoir été poussés par d’autres personnes.

Bougies  - Sputnik France
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Par ailleurs, début janvier, trois églises de Pau ont été touchées par des actes de vandalisme également perpétrés dans quatre autres localités situées à l'ouest de la ville.

Une statue de Sainte-Bernadette a été déplacée et décapitée en plein jour en novembre dernier dans la chapelle de l’ermitage Saint-Florent à Oberhaslach, dans le Bas-Rhin.

D’ailleurs, dès juin 2019, une députée Les Républicains (LR), Valérie Boyer, avait évoqué une «sorte d’épidémie d’incendies […] et de dégradations» d’églises dans le pays.

Le Figaro avait pour sa part relevé des chiffres inquiétants, indiquant qu’en 2018, des édifices catholiques avaient été victimes de pas moins de 129 vols et 877 dégradations, soit près de trois actes de vandalisme par jour.

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