Macron s’en prend à Erdogan et qualifie sa politique de «facteur de déstabilisation» en Europe

© Sputnik . Sergei Gouneïev / Aller dans la banque de photosRecep Tayyip Erdogan
Recep Tayyip Erdogan - Sputnik France
Emmanuel Macron considère dans un entretien paru le 20 août dans Paris Match que la politique du Président turc est «une politique expansionniste qui mêle nationalisme et islamisme, qui n'est pas compatible avec les intérêts européens» et est un «facteur de déstabilisation».

Dans une interview exclusive accordé à Paris Match, le Président s’est prononcé sur la politique menée par Recep Tayyip Erdogan.

«L'Europe doit voir les choses en face»

Selon M.Macron, c’est «une politique expansionniste qui mêle nationalisme et islamisme, qui n'est pas compatible avec les intérêts européens» et est un «facteur de déstabilisation», cite l’AFP.

«L'Europe doit voir les choses en face et s'assumer. Je ne suis pas pour l'escalade. Mais, symétriquement, je ne crois pas dans une diplomatie impuissante. On a envoyé le signal que la solidarité européenne avait un sens», ajoute le chef de l’État français, qui reçoit jeudi Angela Merkel au Fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas (Var).

Tensions en Méditerranée

Le Président turc a qualifié mercredi de «piraterie» les activités des pays opposés à la Turquie en Méditerranée, où les recherches d'hydrocarbures menées unilatéralement par Ankara ont provoqué de vives tensions, notamment avec la Grèce qui revendique la zone.

 Recep Tayyip Erdogan (archive photo) - Sputnik France
Erdogan: la Turquie poursuivra ses explorations géologiques en Méditerranée malgré les menaces de sanctions
Sans la nommer, M.Erdogan s'en est aussi pris à la France, au moment où les relations entre Ankara et Paris sont tendues.

L’Hexagone avait annoncé la semaine dernière avoir déployé en Méditerranée orientale deux navires de guerre et deux avions en signe de soutien à Athènes, ce qui avait provoqué une certaine irritation du gouvernement allemand, bien que l'Élysée affirme qu’«il n'y a pas de contradiction sur le fond», rappelle l’AFP.

M.Erdogan s'est toutefois dit prêt à dialoguer, soulignant qu'il attendait de ses interlocuteurs «des pas qui pourraient réduire les tensions».

Pour Emmanuel Macron, qui affirme ne pas avoir «un rapport univoque avec la Turquie», «la France est une puissance méditerranéenne».

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