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«La barbarie est à nos portes»: Dupond-Moretti sort de son silence suite à la décapitation de Samuel Paty

© AP Photo / Francois MoriÉric Dupond-Moretti
Éric Dupond-Moretti - Sputnik France
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Dans une interview accordée au Parisien, le ministre de la Justice s’est prononcé au sujet de la décapitation du professeur d’histoire de Conflans vendredi dernier et a évoqué le renforcement de la lutte contre le terrorisme islamiste.

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti est sorti de son silence après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty en s’exprimant dans les colonnes du Parisien.

«La barbarie est à nos portes, à celles de nos écoles», lance le ministre dès le début.

Malgré sa «tristesse», sa «colère» et sa «révolte» par rapport à cette mort «atroce» et «injuste», Éric Dupond-Moretti ne se laisse pas guidé par les émotions. Car selon lui, «ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c'est l'État de droit».

Le renforcement de la lutte contre l’islamisme

En parlant des mesures visant à apporter une réponse ferme «à cet acte odieux», le ministre a évoqué le renforcement de la «grande loi en préparation sur le séparatisme». Selon lui, «ne pas le faire serait de l'aveuglement».

Il entend également «encadrer les réseaux sociaux» qui deviennent «porteurs de haine» entre les mains des islamistes.

«J'ai toujours dit que les réseaux sociaux étaient à la fois l'instrument magnifique d'une démocratie participative, permettant le débat, mais aussi une poubelle à ciel ouvert», déplore-t-il.

Outre le renforcement de la «répression» sur le plan national, Éric Dupond-Moretti appelle à «agir au niveau européen».

«Il faut que le Parlement européen adopte rapidement un texte en cours de discussion sur le retrait des contenus terroristes en ligne», souligne-t-il auprès du Parisien.

Ne pas tomber dans la «surenchère»

Le ministre de la Justice préfère prôner le calme et travailler «avant de présenter quoi que ce soit».

«Je pourrais vous annoncer 50 mesures. C'est facile, la surenchère. La surenchère, c'est le populisme et la démagogie», affirme-t-il.

Le «cynisme» des politiciens

Après la décapitation du professeur à Conflans-Sainte-Honorine vendredi dernier, la classe politique française s'est déchirée sur ce sujet en proposant des idées de mesures pour combattre le terrorisme et en pointant du doigt la responsabilité de chacun.

Éric Dupond-Moretti reproche aux politiques le fait de se servir de cet attentat «odieux» à «des fins électoralistes».

«Depuis vendredi, une partie de la classe politique semble avoir perdu son sang-froid. À peine la tragédie était-elle publique que des politiciens s'en servaient déjà avec cynisme à des fins électoralistes». «Cela me dégoûte», conclut le ministre.
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