«La Russie est sous sanctions internationales»: une revue américaine refuse de publier un article scientifique russe

L’Union américaine de géophysique refuse de publier un article de scientifiques de l’Académie des sciences de Russie en raison des sanctions. L’organisation justifie qu’elle ne peut accepter la publication car les travaux ont été financés par le gouvernement. «Surpris», le directeur de l’académie entend s’expliquer avec son homologue américain.

Le papier de scientifiques de l’Institut de physique appliquée de l’Académie des sciences de Russie ne sera pas publié par la revue de l’Union américaine de géophysique (AGU) car ses travaux ont été financés par la Russie, laquelle fait l’objet de sanctions.

La Maison-Blanche - Sputnik France
La Maison-Blanche déclare qu’il n’y a plus grand-chose à sanctionner en Russie

L’académie a appris cette nouvelle via une lettre de l’institut, lequel indique que l’examen de l’article «Nouveau lien entre El Nino – oscillation australe et l’électricité atmosphérique» n’a pas pu être accepté.

«Le refus de l’AGU a été motivé par l’impossibilité de considérer les travaux scientifiques financés par le gouvernement russe et le ministère des sciences et de l’enseignement supérieur, qui font partie de celui-ci», détaille le message.

Le papier scientifique était spécialement destiné à la revue Geophysical Research Letters (sous l’égide de l’AGU), laquelle est particulièrement bien cotée et reconnue par les spécialistes dans le domaine de la géophysique. La revue n’a pas officiellement communiqué à ce sujet.

Réactions russes

Toujours dans sa lettre adressée à l’Académie des sciences de Russie, l’Institut de physique appliquée exprime sa «plus profonde inquiétude» concernant ce refus qui d’une part «entrave la recherche fondamentale en privant les spécialistes de la possibilité de communiquer entre eux», d’autre part «compromet la mise en œuvre des indicateurs de performance de la recherche en termes de publications dans les revues scientifiques».

Le directeur de l’académie Alexander Sergeev s’est dit «très surpris» par cette situation et entend comprendre les détails de cette affaire. Rappelant que l’Académie des sciences coopère bien avec celle des États-Unis, il compte demander au directeur de celle-ci de «commenter la situation».

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