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Le président du groupe LR au Sénat dit «oui à la caricature», tout en ajoutant des «mais»

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Interviewé par RTL ce mardi, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat s’est prononcé pour les caricatures tout en appelant à «une forme de respect». Suite à des réactions indignées sur les réseaux sociaux, il s’est expliqué sur Twitter.

Lors de l’hommage national à Samuel Paty, professeur décapité pour avoir montré des dessins de Charlie Hebdo dans un cours de liberté d'expression, Emmanuel Macron a exprimé l’engagement de ne pas renoncer «aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent», suscitant l'émoi du monde musulman.

Or, si la classe politique française semble unifiée et soutient la position du Président, certains tentent de marquer une limite entre «la liberté d’expression» et «la liberté de blasphémer» en évitant les excès.

C’est le cas de Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui ce mardi soir sur RTL a dit «oui à la caricature» mais «avec une forme de respect».

«Je pense qu'on doit pouvoir les [caricatures, ndlr] faire dans la presse, les distribuer de façon massive», a commencé Bruno Retailleau. Il a néanmoins ajouté «qu'il faut aussi être prudent, pas tellement pour craindre un certain nombre de réactions mais [...] pour une forme de respect.»

​L'élu de Vendée a pourtant fait ressortir qu’il ne fallait «rien lâcher», «rien céder» sur l’esprit français, «qui est un esprit d'ironie, d'humour».

«Il n'y a pas de délit de blasphème»

Retailleau s’est dit pour une égalité entre les religions en s’en prenant à certains discours de représentants du culte musulman.

«Toutes les religions font les frais [des caricatures, ndlr] régulièrement. Je ne vois pas pourquoi il y a une religion qui pourrait s'extraire de cet esprit français. Il n'y a pas de délit de blasphème, et je vois que certains veulent le rétablir», a-t-il déclaré à RTL.

Mal compris par de nombreux internautes, il a dû s’expliquer sur Twitter pour affirmer cette fois-ci que «le droit à la caricature est un droit que rien ni personne n'a le droit de remettre en cause».

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