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À la suite de l'attentat islamiste qui a coûté la vie à l'enseignant Samuel Paty, Emmanuel Macron a assuré en privé que «la République ne se laissera[it] pas violer», glisse un conseiller anonyme de l'Élysée cité par le Canard enchaîné. Le Président aurait ainsi promis de «décapiter les organismes islamistes».

Emmanuel Macron hausse le ton face à la menace islamiste en France suite à l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Après avoir estimé lors du Conseil de défense du 18 octobre que «la peur doit changer le camp», le Président de la République a promis en privé à l’issue de la réunion de «décapiter les organismes islamistes», selon un conseiller anonyme de l'Élysée dont les propos sont cités par le Canard enchaîné dans son édition de ce mercredi 21 octobre.

«L'ennemi est clairement identifié. Il veut notre mort. Nous allons donc livrer un combat à mort», a martelé M.Macron, d’après la source du Canard enchaîné. «La République est bonne fille, mais elle ne se laissera pas violer. Si nous ne prenons pas ce combat à bras-le-corps, viendra le temps difficile des affrontements et des milices. Nous allons décapiter les organismes islamistes.»

Et de poursuivre que «ceux des fichés S qui peuvent être expulsés le seront».

«Ceux dont les pays d'origine ne veulent pas ne perdent rien pour attendre. Nous allons employer tous les moyens pour convaincre ces pays de les reprendre, pressions politiques, économiques, commerciales […]. Les États qui encouragent le salafisme sur notre sol doivent être considérés comme des États hostiles», a-t-il prévenu.

L’hebdomadaire précise que la déclaration a été transmise à l'Arabie Saoudite «qui n'a pas l'air d'être au courant de ce qu'elle entend».

Mesures envisagées après l'attentat

Un éventail de mesures a été annoncé par les autorités françaises à la suite de l'attentat du 16 octobre.

Le ministre de la Justice aurait été chargé d'étudier une possible création d'«un délit de séparatisme» au niveau juridique, selon le Canard Enchaîné. 

Le chef de l'État a par ailleurs déclaré que «les actions s'intensifier[aie]nt» contre l'islam radical dans le pays.

Le collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, «directement impliqué» dans l'assassinat sauvage de l’enseignant selon Emmanuel Macron, sera dissous en Conseil des ministres mercredi.

«Des décisions de ce type à l'encontre d'associations, de groupements d'individus, suivront dans les prochains jours et les prochaines semaines», a précisé Emmanuel Macron le 20 octobre à l'issue d'une réunion de la cellule anti-islamiste de Seine-Saint-Denis.

En tout, ce sont près de 51 associations qui recevront «les services de l’État» dans les jours qui viennent, selon Gérald Darmanin.

L'enseignant Samuel Paty décapité

Le 16 octobre, Samuel Paty, professeur de 47 ans, a été retrouvé décapité vers 17 heures non loin du collège du Bois d’Aulne où il enseignait, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il a été tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de ses cours sur la laïcité et la liberté d’expression.

Le terroriste, d’origine tchétchène, a été neutralisé par les forces de l’ordre par plusieurs coups de feu et a succombé à ses blessures.

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France, attaque, islamisme, islamistes, Samuel Paty, Emmanuel Macron
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