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Des chercheurs expliquent pourquoi nos gènes nous rendent inégaux face au Covid-19

gènes - Sputnik France, 1920, 10.03.2021
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Une répartition inégale des gènes hérités de l’homme de Néandertal au sein des populations indo-européennes explique pourquoi certaines d’entre elles développent plus souvent des formes graves du Covid, selon des études récentes.

Une part de notre génome hérité de l’homme de Néandertal augmente les risques de formes graves de Covid-19, révélait en octobre dernier une étude publiée par Hugo Zeberg et Svante Pääbo dans la revue scientifique Nature.

Or, fin janvier, les mêmes scientifiques de l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne) ont publié un article dans les comptes rendus de l’académie des sciences des États-Unis (PNAS) montrant qu’une autre partie du génome héritée de Néandertal pouvait nous prémunir contre les formes graves.

Selon Lluis Quintana-Murci, responsable de l’unité de génétique évolutive humaine (CNRS) de l’Institut Pasteur contacté par Le Figaro, qui fait attention aux études, ces deux idées «peuvent paraître totalement contre-intuitives», et pourtant cela témoigne de la «beauté de l’évolution».

Une répartition inégale en cause

L’homme de Néandertal, qui évoluait sur un territoire plus froid que celui habité par Homo sapiens, a ainsi pu développer les défenses génétiques pour résister aux virus causant des maladies pulmonaires à conséquences comparables au Covid-19.

«Le gène engendrant une meilleure résistance a ainsi été transmis lors des échanges avec Homo sapiens», explique M.Quintana-Murci.

Néanmoins, il s’est avéré que les variants génétiques concernés touchent de manière très inégale les populations indo-européennes. Ainsi, ces variants augmentant les risques ne sont présents que chez 16% des Européens, contre 50% des Indiens et 63% des Bangladais.

«En revanche on ne les retrouve pas du tout dans les populations d’Asie de l’Est et du Sud-Est», note la scientifique. «Ce qui suggère qu’il y a eu une pression sélective pour s’en débarrasser. S’ils sont présents à un niveau aussi élevé au Bangladesh, c’est sans doute, car ils conféraient une protection particulière à ses porteurs à un moment donné.»
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