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La violence des mineurs serait «pire si les écoles avaient été fermées», estime Blanquer

© AFP 2021 LUDOVIC MARINJean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer  - Sputnik France, 1920, 14.03.2021
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Les altercations entre jeunes se multiplient dans l’Hexagone. Le ministre de l'Éducation nationale s'est exprimé auprès du Parisien sur ces faits en soulignant que la situation pourrait être plus grave en cas de fermeture des établissements scolaires.

Alors que la France est secouée ces dernières semaines par des agressions entre mineurs, Jean-Michel Blanquer a estimé, dans un entretien accordé au Parisien et publié le 13 mars, que cette violence serait «pire si les écoles avaient été fermées» dans le cadre d’un confinement.

«Ce qui s’est passé est très grave», a affirmé M.Blanquer, interrogé sur les violences entre bandes rivales qui ont augmenté de près de 25% en 2020.  «On sait que le confinement crée des difficultés».

Il a également indiqué que les mineurs «étaient prioritaires dans nos approches», en mentionnant l’ouverture des écoles, collèges et lycées.

Pour lutter contre ce phénomène touchant cette catégorie d’âge, il a annoncé que les infrastructures sportives rouvriraient de nouveau pour les mineurs «dès que les conditions sanitaires» le permettraient.

De plus, il a dit envisager de généraliser les programmes qui mettent «autour de la table ceux qui interviennent dans la vie d’un enfant: parents, école, police, justice, associations, et communes».

Quant au volet répressif, M.Blanquer a indiqué mener avec Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti «une action conjointe pour combattre le phénomène aux abords des établissements». 

«Cela se traduira par des actions résolues pour mettre fin à la violence et aux trafics autour des collèges et lycées. Nous avons déjà commencé à intensifier la lutte contre les stupéfiants», a-t-il précisé.

Une vague d’attaques entre mineurs

Les tensions entre adolescents se sont multipliées en France ces dernières semaines. Deux jeunes de 14 ans sont décédés en moins de 24 heures après des rixes entre bandes dans les villes de Saint-Chéron et Boussy-Saint-Antoine, dans l’Essonne.

Un peu plus tard, une mineure de 14 ans a été retrouvée noyée dans la Seine à Argenteuil, dans le Val-d’Oise. Deux collégiens de 15 ans ont été interpellés et mis en examen pour assassinat.

Un autre adolescent de 15 ans a reçu des coups de couteau devant son lycée, dans le Val-de-Marne et un mineur de 16 ans a été poignardé à Nice.

Cinq jeunes, soupçonnés d’avoir tiré sur des enfants de 12 ans, ont été mis en examen dans le Val-de-Marne.

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