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Pour la deuxième fois, la France prend la tête d'une task force américaine dans le Golfe

© AFP 2021 Anne-Christine PoujoulatLe porte-avions français Charles de Gaulle
Le porte-avions français Charles de Gaulle - Sputnik France, 1920, 31.03.2021
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Assuré habituellement par les États-Unis, le commandement naval d'une task force américaine dans le Golfe a été pris par le porte-avions Charles de Gaulle. Auparavant, la France n’avait assumé cette responsabilité qu’en décembre 2015, à l’époque de la présidence de Barack Obama.

Pour la deuxième fois, la France prend le commandement maritime d'une task force américaine dans le Golfe consacrée à la liberté de navigation et à la lutte contre le terrorisme.

«Dans cette zone où se joue une partie de la stabilité régionale et de la sécurité du continent européen, la présence de la France lui permet de conserver une capacité d'évaluation et d'appréciation autonome de la situation», précise le communiqué du ministère.

Outre le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, le groupe aéronaval est composé de la frégate multi-missions Provence, de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var ainsi que de la frégate Léopold 1.

«Il assurera l'ensemble des prérogatives généralement attribuées à un groupe de combat américain, dont la permanence aéronavale de la Coalition Inherent Resolve», indique le communiqué.

La ministre des Armées a souligné sur Twitter «une marque de confiance opérationnelle et le signe de la détermination constante [de la France, ndlr.] contre Daech*».

​«Agissons ensemble!»

Sous la présidence Trump, les relations entre la France et les États-Unis avaient été assombries par des désaccords au sein de l'Otan. En novembre 2019, Emmanuel Macron avait jugé dans un entretien à l’hebdomadaire anglais The Economist que l’Organisation était en état de «mort cérébrale». Un commentaire en réaction à l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, lancée par Ankara sans aucune concertation avec ses alliés mais avec l’assentiment de Donald Trump.

Ce dernier s’était dit «très surpris» par la déclaration d’Emmanuel Macron, la jugeant «très dangereuse» pour Paris. «Personne n’a besoin de l’Otan plus que la France», avait-il affirmé.

La victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine est devenue une issue. «Nous avons beaucoup à faire pour relever les défis d’aujourd’hui. Agissons ensemble!» avait tweeté Macron.

​Après une période de tensions, la France exhorte le nouveau Président américain à continuer à faire de la lutte contre Daech* une priorité, d’autant plus que juste avant de quitter la Maison-Blanche son prédécesseur avait réduit la présence militaire américaine à seulement 2.500 hommes en Irak.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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