L’achat de dette souveraine russe désormais interdit aux institutions financières américaines

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Un drapeau américain - Sputnik France, 1920, 14.06.2021
Les sanctions interdisant aux institutions financières américaines d’acheter directement de la dette souveraine émise par la Russie sont entrées en vigueur ce 14 juin.

Un volet de mesures «ciblant les activités étrangères nuisibles du gouvernement russe» entre en vigueur ce lundi 14 juin.

Conformément au décret signé par Joe Biden le 15 avril, le Trésor américain a émis une directive interdisant aux institutions financières des États-Unis de participer au marché primaire des obligations libellées en roubles ou non émises après le 14 juin 2021 par la Banque centrale de Russie, le Fonds souverain russe et le ministère russe des Finances.

L’achat d’obligations souveraines russes sur le marché secondaire n’est toutefois pas concerné par ces sanctions.

Depuis 2019, les banques américaines ne sont plus autorisées à investir sur le marché primaire des obligations souveraines non libellées en roubles.

Des sanctions visant à défendre les «intérêts nationaux» américains

Annonçant le décret présidentiel de ces sanctions, la Maison-Blanche les avait justifiées par la défense de «nos intérêts nationaux» et la volonté d’imposer «des coûts pour les actions du gouvernement russe qui cherchent à nous nuire».

La Russie a été notamment accusée de vouloir saper la conduite d’élections démocratiques aux États-Unis et chez leurs alliés et partenaires, de cyberactivités malveillantes à leur encontre, ainsi que d’actions visant la sécurité des pays et régions importants pour la sécurité nationale des États-Unis, notamment dans le respect de l’intégrité territoriale des États.

Moscou avait répondu à plusieurs reprises que toutes ces accusations étaient sans fondements.

Une perte de profits pour les institutions américaines

Le ministre russe des Finances Anton Silouanov avait alors déclaré que les sanctions américaines auraient pour conséquence une perte de profits pour les institutions financières du pays.

Il avait indiqué que la dette publique russe était l’une des plus fiables et des moins risquées au monde et que sa demande resterait élevée en dépit des sanctions.

«Les sanctions ne sont pas agréables, mais elles ne sont pas mortelles», avait souligné le ministre.

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