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Des centaines de soignants fustigent «l’instrumentalisation de la crise de l’hôpital public» par les antivax

© SputnikManifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, 21 juillet 2021, Paris
Manifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, 21 juillet 2021, Paris - Sputnik France, 1920, 13.08.2021
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Dénonçant le «subit intérêt pour la cause de l’hôpital» que certains soignants antivax et antipass montrent lors des manifestations, un collectif de professionnels de santé crient à «l’instrumentalisation» de la crise du secteur, laquelle ne peut être qu’un argument pour la vaccination, mais pas l’inverse.
Pour protester contre l’obligation vaccinale, des professionnels de santé citent comme argument la défense de l’hôpital public. Or, pour quelques centaines de soignants qui ont lancé ce 13 août une tribune dans les colonnes du Monde, ceci n’est qu’un déguisement pour le refus de vaccination qui relève de «l’instrumentalisation de la crise de l’hôpital public».
Afin d’appuyer cette idée, les professionnels de santé, dont l’ancien président de la société européenne de réanimation Jean Carlet, rappellent que c’est depuis longtemps que le secteur fait face à de nombreux problèmes, mais «nombre d’entre [eux] ont prêché dans le désert durant des années et se sont sentis très seuls lors des mouvements organisés par les professions médicales et paramédicales.»
«À croire que ce subit intérêt pour la cause de l’hôpital public n’est en réalité là que pour affubler des oripeaux de l’éthique un refus de se vacciner bien difficile à justifier», estiment les médecins. 
Confirmant que la crise n’a fait que révéler ces problèmes, dont le manque de lits ou de moyens humains et matériels à l’hôpital, les professionnels sont certains qu’actuellement, «la vaccination est la seule [solution efficace] qui existe et qui permet d’éviter de bloquer le système de soin».
«Déguiser un refus de vaccination en militantisme pour la défense de l’hôpital public nous semble au mieux de la bêtise, au pire de la mauvaise foi. Nous refusons que la cause que nombre d’entre nous défendent depuis longtemps − et qui nous tient à cœur − devienne un argument pour refuser un acte qui relève non seulement de la solidarité, mais aussi de la santé publique et du soulagement des équipes de soin».
Pour eux, «la défense de l’hôpital ne peut donc être un argument contre la vaccination: c’est tout l’inverse».

«Un acte citoyen, éthique et responsable»

Les professionnels de santé ont rappelé le début de la pandémie, lorsqu’ils étaient applaudis chaque soir en signe de reconnaissance. 
«Il est aujourd’hui dans vos moyens de faire quelque chose de concret et de simple pour nous soulager: vous faire vacciner. Après les mots et les encouragements, il est temps pour vous tous de passer à l’action», ont souligné ces personnes pour qui l’immunisation est «un acte citoyen, éthique et responsable».
Les signataires rappellent que le nombre de soignants vaccinés dépasse largement ceux qui s’opposent à l’immunisation et «se cachent derrière l’idée que l’on a détruit leurs conditions d’exercice depuis des années».
Croyant que «par le vaccin», la pandémie sera vaincue, ils espèrent que tous ceux qui sont prêts «aujourd’hui à défiler et à se mobiliser contre la vaccination – slogans pour la défense de l’hôpital public à l’appui – seront bientôt présents à [leurs] côtés».

Vaccination obligatoire

Pour le cinquième samedi consécutif, les opposants au pass sanitaire et à l’obligation vaccinale se réuniront dans une série de villes. Le 7 août, ils étaient près de 237.000, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Quant aux conditions de la vaccination obligatoire, d’après la loi validée le 5 août par le Conseil constitutionnel, les personnels hospitaliers doivent présenter leur schéma vaccinal complet avant le 15 octobre.
En outre, ils ont jusqu’au 15 septembre 2021 pour justifier «de l’administration d’au moins une des doses sous réserve de présenter le résultat, pour sa durée de validité, de l’examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par le Covid-19». 
«Les autorités ont mis les personnels soignants sur le banc des accusés alors qu’ils sont massivement vaccinés. La pression mise sur les salariés pour justifier de leur vaccination, les ultimatums et l’autoritarisme avec lequel l’obligation vaccinale est mise en place, c’est ça qui génère des tensions», dénonce auprès de 20 Minutes Olivier Cammas, responsable CGT à l’AP-HP. 
Alors qu’actuellement, au lieu de schéma vaccinal complet, les soignants peuvent présenter un test négatif chaque 72 h, comme l’a annoncé le 11 août Gabriel Attal, c’est vers mi-octobre que la gratuité des tests sans prescription touchera à sa fin.
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