Votre inscription a été enregistrée avec succès!
Merci de cliquer sur le lien envoyé par courriel sur

L'Assurance maladie alerte sur un nouveau moyen d’édition de faux pass sanitaires

© AFP 2021 PASCAL GUYOTUn certificat de vaccination
Un certificat de vaccination - Sputnik France, 1920, 13.08.2021
S'abonner
Les fournisseurs de faux certificats de vaccination et QR codes ont recours à divers moyens. Outre de fausses injections et la falsification de documents, des piratages de comptes de soignant via l’Assurance maladie ont été détectés. Plus de 200 faux pass sanitaires ont été ainsi créés. Des enquêtes sont en cours.
Depuis l’annonce de l’instauration du pass sanitaire, les stratagèmes ne cessent de proliférer pour contourner la loi. Alors que certains soignants acceptent de délivrer de vraies attestations pour de fausses injections, plusieurs comptes de médecin sur le site de l’Assurance maladie ont été piratés pour générer de faux certificats.
Selon La Provence, les hackers ont réussi à se connecter au compte Ameli, site de l’Assurance maladie, d’un chirurgien de l’Hôpital européen via son ordinateur. 178 faux pass sanitaires ont été ainsi édités. Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille. Les fonctionnaires cherchent à identifier les titulaires de ces documents.
Une enquête similaire a été ouverte par le parquet de Bordeaux suite à la plainte d’un médecin d’Arcachon (Gironde). Des malfaiteurs ont piraté son compte professionnel pour produire 55 certificats de vaccination, relate Sud-Ouest.
Au moins 46 réquisitions ont été reçues depuis mai, a fait savoir le 11 août l’Assurance maladie, et 30 plaintes et signalements déposés par les caisses de la Sécurité sociale.
Afin de lutter contre cette fraude, l’Assurance maladie a rappelé aux professionnels de santé les consignes spéciales pour accéder à l’application Vaccin Covid censée générer les attestations.
Le logiciel est basé sur un système de sécurité à double identification. À chaque nouvelle session, le soignant doit composer son «numéro e-CPS» et son code secret après avoir reçu une notification. L’institution conseille vivement «de ne pas communiquer son code personnel et de garder son téléphone avec soi».

Faux QR codes

Certains réfractaires prévoient d’utiliser des QR codes de membres de leur famille, indique Franceinfo citant divers témoignages. Les autres espèrent acheter des QR codes falsifiés. Leur usage pourrait toutefois être détecté, car «le QR code est infalsifiable» puisqu’«il renvoie à un dossier personnel qui comprend notamment la date de naissance», souligne l’Agence régionale de santé citée par le média.
Les détenteurs et fournisseurs de faux pass encourent jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. De plus, le détenteur d’un faux certificat peut faire l’objet de poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui en cas de diagnostic postérieur positif au Covid-19. Un délit passible de 15.000 euros d’amende et d’un an de prison.
La demande de fausses attestations a explosé après l’annonce de l’extension du pass sanitaire. Auparavant, entre 500 et 600 recherches étaient faites sur Google chaque mois, contre plus de 4.000 au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron du 12 juillet, d’après l'outil de référencement SEMrush cité par Le Figaro. Les recherches portaient sur «faux vaccin», «faux test Covid» ou «faux pass sanitaire».
Début août, une contractuelle du vaccidrive de Villepinte (Seine-Saint-Denis) a été condamnée à un an de prison ferme pour trafic de faux certificats de vaccination. Lors de sa garde à vue, elle a reconnu avoir généré environ 200 QR codes qu'elle vendait 200 euros pièce sur le réseau social Snapchat. Ces dernières semaines, une dizaine d'interpellations ont eu lieu à Paris, Bordeaux, Agen, Grenoble ou encore Lyon pour ce genre trafics.

Contamination volontaire

Autre option est envisagée par certains: tomber malades du Covid-19 pour développer des anticorps et ainsi être dispensé de vaccination, poursuit Franceinfo. De nombreux messages de recherche de personnes positives au virus ont été repérés sur les réseaux sociaux. Les demandeurs réclament la présentation d’un justificatif de positivité ou proposent une rémunération pour la transmission de l’infection.
Fil d’actu
0
Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord
loader
EN DIRECT
Заголовок открываемого материала
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала