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«Il y a un contrat sur sa tête»: un élu commente la probable éviction de Didier Raoult

© AP Photo / Daniel ColeDidier Raoult
Didier Raoult - Sputnik France, 1920, 21.08.2021
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François Kalfon est revenu sur la mise à la retraire de Didier Raoult, affirmant qu’il payait son opposition à plusieurs laboratoires. Sur LCI, l’élu d'Île-de-France a en outre tancé certains médecins très présents sur les plateaux de télévision.
Le sort du professeur Didier Raoult, mis sur la sellette par l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection dont il devrait bientôt quitter la direction, continue d’enflammer les débats. Alors que plusieurs personnalités politiques lui ont déjà apporté leur soutien, certains s’interrogent sur les raisons réelles de cette mise à l’écart.
Connu pour ses propos controversés sur les vaccins ou la pandémie, l’infectiologue paie surtout son face-à-face avec certains laboratoires, à en croire François Kalfon qui s’est exprimé en ce sens sur LCI. Le conseiller régional PS d’Île-de-France a affirmé que de nombreuses personnes souhaitaient voir tomber le controversé professeur, du côté de Big Pharma.
«Il ne faut pas se raconter d’histoires: il y a un contrat sur sa tête […]. Il est en confrontation frontale avec certains laboratoires. Didier Raoult avec son hydroxychloroquine à deux euros la boîte versus les laboratoires, ça ne peut pas fonctionner», a ainsi déclaré l’élu sur LCI.
François Kalfon, qui s’est par ailleurs désolidarisé du discours de Didier Raoult sur les vaccins, a en particulier visé le laboratoire Gilead. Une firme pharmaceutique plusieurs fois critiquée par l’infectiologue marseillais, pour son lobbying agressif autour du traitement remdesivir. En avril dernier, le directeur de l’IHU avait même affirmé que le remdesivir entraînait des mutations du virus.

Médecins médiatiques

François Kalfon a également comparé les critiques essuyées par Didier Raoult avec celles adressées à d’autres médecins, habitués des plateaux de télévision. L’élu a dénoncé un deux poids deux mesures, soulignant que l’infectiologue prêtait le flanc aux polémiques du fait qu’il ne rentrait «pas dans le moule».
«À longueur de journées, il y a des gens sur les plateaux qui disent de très grosses bêtises, mais qui sont moins clivant. Ils n’ont pas la barbe de druide, ils ne viennent pas de Marseille, etc. Si vous dites des bêtises qui sont orthogonales aux laboratoires, vous êtes "shooté", mais si vous dites des bêtises sponsorisées par Gilead, vous avez un plateau ouvert sur les chaînes d’information», a ainsi déclaré l’élu sur LCI.
Le conseiller régional s’est agacé de ces «règnes d’un jour» et de cette notoriété promise à certains médecins, qui les transforme parfois en «leader d’opinion», voire en leader politique. François Kalfon a nommément cité Philippe Juvin, le très médiatique chef des urgences de l'hôpital Pompidou, qui a récemment annoncé sa candidature à l'Élysée.

Mis en retrait

Ce 18 août, Le Monde avait révélé que les autorités sanitaires ne souhaitaient pas prolonger le mandat de Didier Raoult à la tête de l’IHU Méditerranée Infection. Le professeur doit en effet bientôt atteindre l’âge limite de la retraite et sa demande de cumul emploi-retraite pourrait lui être refusée.
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Les autorités concernées justifient leur décision en arguant de désaccords sur la «communication et les pratiques médicales de l’IHU», rapporte Le Monde. Les propos de Didier Raoult sur l’efficacité des vaccins ou de la moindre gravité du variant Delta semblent avoir pesé lourd dans la balance.
L’infectiologue a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques, dont Florian Philippot, figure de proue des contestations contre le pass sanitaire, qui a dénoncé une décision «éminemment politique», dans une vidéo publiée sur Twitter. À Marseille, plusieurs élus locaux ont également donné de la voix. Ce 18 août, les réseaux sociaux ont par ailleurs vu l’apparition du hashtag #TouchePasARaoult.
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