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L’Otan prône une participation de la Russie et de la Chine dans la lutte anti-terroriste en Afghanistan

© Sputnik . Valeri Melnikov / Aller dans la banque de photosKaboul
Kaboul - Sputnik France, 1920, 05.09.2021
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La communauté internationale, notamment l’Otan, la Russie et la Chine, doivent mener des actions conjointes pour empêcher l'Afghanistan de se transformer en un nid de préparation d’attentats contre l’Occident. Josep Borrell se dit favorable à un dialogue avec les talibans*.
Avec la victoire des talibans*, d’autres organisations terroristes sont susceptibles de prendre de l’ampleur sur le territoire afghan, selon divers spécialistes. Ainsi, l’Otan s’est dite favorable à une lutte conjointe aux côtés de pays non membres de l’Alliance atlantique.
«Je suis tout à fait d'accord pour dire que l'ensemble de la communauté internationale, y compris la Russie et la Chine, doit travailler pour empêcher que l'Afghanistan soit un endroit où les groupes terroristes peuvent opérer librement et préparer, organiser, planifier, financer des attaques contre nos propres pays», a déclaré le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, dans une interview accordée au Sunday Telegraph.
Il a ainsi fait écho aux remarques de Dominic Raab, ministre britannique des Affaires étrangères, qui estime que le Royaume-Uni doit travailler avec la Chine et la Russie pour exercer une influence sur les talibans*.

L'UE prône le dialogue

Le besoin de mener un dialogue avec le nouveau pouvoir afghan, qui ne partage pas les valeurs occidentales, a été souligné par Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne et chef de la diplomatie de l'UE, dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
«Il nous faut leur faire comprendre qu'il n'est pas dans leur intérêt de s'aliéner les puissances étrangères et notamment européennes», a-t-il ajouté.

La position de Moscou

En réaction à la prise de Kaboul par le groupe fondamentaliste islamiste, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a fait savoir que la Russie n’était pas pressée de reconnaître sa légitimité, soulignant que son homologue chinois partageait ce point de vue.
Moscou constate toutefois des signes positifs de la part des talibans* sur le développement de l’Afghanistan et espère que le dialogue avec les leaders des forces politiques afghanes conduira à la formation d’un gouvernement inclusif.
Fin août, Donald Trump a affirmé avoir entendu parler de l’intention de la Russie d’y renvoyer des troupes, 30 ans après le retrait des forces soviétiques. Une hypothèse réfutée par le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolaï Patrouchev, qui assure qu’il n’y a pas de prémices d’un déploiement de contingents russes. Moscou compte plutôt entretenir un dialogue diplomatique avec Kaboul et chercher un règlement pacifique.
Début septembre, Vladimir Poutine a qualifié la situation actuelle en Afghanistan de «catastrophe», précisant que ce sont avant tout les mots d’analystes américains. Selon lui, il s’agit d’une «catastrophe à caractère humanitaire», vu le nombre de personnes ayant collaboré avec Washington et ses alliés et ayant été abandonnées au pays.
Moscou se penche actuellement sur la question de l’envoi d’aide humanitaire en Afghanistan, a fait savoir la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova. Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a également appelé la communauté internationale à soutenir le peuple afghan. Enfin, les États-Unis s’apprêtent eux aussi à débloquer 260 millions de dollars pour financer des programmes d’aide humanitaire.

Pékin

Alors que la Chine a annoncé son intention de renforcer ses liens et la coordination de ses actions avec l’Iran pour participer activement à la reconstruction pacifique de l’Afghanistan, les talibans* considèrent Pékin comme «partenaire essentiel» en raison de sa disposition à investir dans le pays, a indiqué le porte-parole du groupe, Zabihullah Mujahid:
«La Chine est notre passe-partout aux marchés du monde entier».

Terroristes en Afghanistan

La présence d’Al-Qaïda* sur le sol afghan, organisation contre laquelle les États-Unis sont intervenus en 2001, a été dénoncée par John Kirby, porte-parole du Pentagone, qui souligne cependant que le nombre de ses membres n’est pas «suffisamment important pour constituer une menace» pour Washington, comme ce fut le cas il y a 20 ans.
Outre cette organisation terroriste, la menace Daech* et sa filiale afghane, l'État islamique au Khorasan, demeure, laquelle a revendiqué les attentats meurtriers du 26 août 2021 survenus près de l’aéroport de Kaboul. Une raison pour laquelle Washington continuera de surveiller le territoire du pays, a indiqué Joe Biden.
De plus, les liens entre Al-Qaïda* et les talibans* ont été réévalués et jugés plus étroits par l’Onu, dont les experts ont découvert que Daech* avait étendu sa présence en Afghanistan.
«Nous devrons veiller à ce que l'Afghanistan ne serve plus jamais de rampe de lancement au terrorisme mondial», a souligné devant la presse Vladimir Voronkov, sous-secrétaire général du bureau antiterrorisme des Nations unies.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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