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Europe

"Dès qu’un médecin sort de ce qui est imposé par la politique, il devient un homme à abattre"

© Photo Pixabay / fernandozhiminaicelaUn médecin avec un stéthoscope (image d'illustration)
Un médecin avec un stéthoscope (image d'illustration) - Sputnik France, 1920, 24.11.2021
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Depuis le début de l’épidémie, le docteur David Bouillon, basé en Belgique, soigne les malades du Covid-19 comme une simple infection virale. Précisant qu’il n’est pas "antivax", il explique à Sputnik pourquoi il se bat aujourd’hui contre les restrictions sanitaires et l’obligation vaccinale.
Une manifestation "Ensemble pour la liberté" s’est tenue le 21 novembre à Bruxelles face à l’élargissement du Covid Safe Ticket, le pass sanitaire belge, ainsi que l’obligation vaccinale des soignants. Parmi eux figurait le docteur David Bouillon, directeur d’un centre de prise en charge des patients Covid à Mons, en Région wallonne. Il s’oppose depuis le début de l’épidémie à la façon dont le gouvernement belge et les médecins gèrent l’épidémie.
"Je suis en colère. Parce que tous les jours, des quatre coins de Belgique, viennent des patients dans un état lamentable, après 10-15 jours de Covid", s’insurge-t-il auprès de Sputnik.
En mars 2020, dès le début de l’épidémie, il a mis en place son "service d’urgence", l’unité médico-sociale Lagardère, un centre disposant d’une unité ambulatoire, et affirme avoir traité 20.000 patients depuis. "Nous avons une expertise complète, avec plus de 4.000 prises de sang et des milliers de tests rapides antigéniques et PCR", se targue-t-il.

Importance de la prise de sang

Une personne qui a recours à son service subit une analyse complète: niveau d’oxygène, température, tension artérielle, test rapide antigénique (avec résultat en 15 minutes), test PCR et prise de sang.
"On sait voir dans la prise de sang les risques d’infection, les risques de thrombose en mesurant les D-dimères, le groupe sanguin, la vitamine D, le zinc, etc.", énumère-t-il.
"Ensuite, nous faisons un diagnostic en tenant compte de la prise de sang et des symptômes, et nous donnons un traitement. C’est cela qui évite l’hospitalisation", plaide-t-il. Quant aux traitements, ils vont de l’antibiotique à l’anticoagulant en passant par l’anti-inflammatoire et l’oxygène à domicile. "Je voudrais que mon protocole soit entendu", clame celui qui souhaite "simplement gérer une infection virale comme on le fait depuis 30 ans".

Contre l’État

Le docteur Bouillon a adressé de nombreux courriers aux autorités, en vain, et se dit aujourd’hui censuré.

"On me refuse le débat contradictoire, jusqu’à être victime d’accusations et de mensonges. On m’a traité de gourou, déplore-t-il, dès qu’un médecin sort de ce qui est imposé par la politique, il devient un homme à abattre".

Il a notamment eu des démêlés judiciaires dans une affaire de tests de dépistage rapides, dont il assure qu’ils étaient conformes aux normes européennes, que l’État est venu lui confisquer lors d’une perquisition. Il n’a toutefois jamais été inculpé par la justice ni suspendu de sa profession. Censuré par le monde politique, il l’est aussi sur les réseaux sociaux. "Mes vidéos sont censurées sans arrêt, elles sont polluées par des trolls", affirme-t-il.
De son côté, il a déposé de multiples plaintes contre l’État, l’Ordre des médecins et l’Agence fédérale des médicaments. Il prévoit d’agir également contre ses détracteurs qui l’ont diffamé en ligne. Ses raisons? "Ils ont détruit des masques, ils n’ont pas prôné le test sérologique […], l’État a censuré la prise de sang".

Vaccin

Le médecin dénonce enfin une "discrimination grave" entre vaccinés et non vaccinés. "C’est une vaccination expérimentale, ça veut dire prudence, précautions!", prévient-il, et s’oppose donc à la vaccination obligatoire chez les soignants. Un accord a été trouvé au gouvernement, mais la loi n’est pas encore inscrite.
"Il y a une omerta, on n’associe pas le vaccin et les effets indésirables […]. Sur le terrain, par rapport à 2.000 témoignages sur les effets indésirables, je peux constater qu’ils ne sont pas rapportés de manière réelle", affirme David Bouillon. Pour lui, il n’est pas non plus normal de ne plus dépister les personnes vaccinées: "c’est pour cela qu’on a une flambée des contaminations!".
"Je ne suis pas ‘antivax’, je suis pour les vaccins, mais je suis pour la prudence quand on a un nouveau traitement", affirme-t-il, "car depuis 30 ans on a déjà retiré beaucoup de médicaments car ils n’étaient pas bons".
Il s’est aussi présenté dimanche, avec 35.000 personnes (chiffres de la police, plus de 100.000 personnes selon lui), contre la vaccination des enfants en préparation, privilégiant leur immunité naturelle, "plus puissante" que les anticorps prodigués par les vaccins. "Je suis simplement un médecin engagé, parce que j’ai l’impression de vivre une guerre ici", conclut-il.

"Le vaccin vous protège"

Près de 75% de l’ensemble de la population belge a reçu une vaccination compète. Selon les statistiques fournies début novembre par le commissaire corona du gouvernement, Pedro Facon, la vaccination a permis de réduire de 14 fois les admissions en soins intensifs pour les personnes vaccinées pour la tranche 18-64 ans.
Les effets secondaires des vaccins anti-Covid restent attentivement surveillés, l’OMS rappelant que les bénéfices de la vaccinations dépassent largement les risques potentiels. Les effets secondaires graves restent par ailleurs très peu fréquents.
"Le vaccin vous protège, mais il protège également les personnes qui vous entourent", rappellent les autorités belges sur le site officiel info-coronavirus. "Pour les vaccins corona, des scientifiques, des experts pharmaceutiques, des entreprises et des gouvernements du monde entier ont travaillé ensemble. L’urgence de la situation a permis de libérer rapidement de l’argent et du temps. C’est ce qui explique que les vaccins ont pu être développés en peu de temps", y est-il indiqué.
L’OMS assure de son côté travailler "sans relâche avec ses partenaires pour développer, fabriquer et déployer des vaccins sûrs et efficaces". Elle prévient toutefois qu’être vacciné ne permet pas de relâcher les gestes barrières "notamment parce que les recherches sont toujours en cours pour déterminer jusqu'à quel point les vaccins protègent non seulement contre la maladie, mais aussi contre l’infection et la transmission".
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