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Moscou commente les propos du pape sur la Méditerranée devenue un "cimetière" à migrants

© AFP 2021 GABRIEL BOUYSMigrants en mer Méditerranée
Migrants en mer Méditerranée - Sputnik France, 1920, 28.11.2021
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Alors que certains pays occidentaux accusent la Russie d’être responsable de la crise migratoire biélorusso-polonaise, la porte-parole de la diplomatie Maria Zakharova a rappelé, en évoquant les récents propos du pape sur un "cimetière" de migrants en Méditerranée, que ses eaux ne baignent ni les côtes de la Russie ni celles de la Biélorussie.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères est de nouveau revenue sur la situation des migrants qui tentent depuis quelques semaines de pénétrer en Pologne depuis la Biélorussie.
Elle a notamment réagi à la déclaration du pape François qui a comparé la mer Méditerranée ou la Mare nostrum, comme l’appelaient les anciens Romains, avec un cimetière à cause des nombreux migrants y ayant péri en tentant d’atteindre les côtes de l’Europe.
"Combien ont perdu la vie en mer! Aujourd'hui, la "Mare nostrum", la Méditerranée, est un grand cimetière", a déploré le pape François samedi 27 novembre, à l’approche de sa visite au Chypre et en Grèce, tout en appelant à faire preuve d’"hospitalité" envers les migrants, "nos frères et sœurs".
Partant de cette phrase Maria Zakharova a rappelé aux "partenaires de la Russie" qui cherchent à l’associer à la situation:
"La mer Méditerranée ne baigne pas les côtes de la Russie ni celle de la Biélorussie".

Accuser la Russie

Le 22 novembre, la diplomate a expliqué pourquoi l’Occident tente de rendre responsable Moscou de la situation à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne.
"Ils cherchent quelque chose qu’ils pourraient vendre à leur électorat, leurs citoyens et à la communauté internationale pour expliquer pourquoi ils sont de nouveau dans une telle situation. C’est pourquoi ils ont besoin d’un facteur externe. Premièrement, ils pointent les autorités biélorusses. Du coup, ils évoquent la Russie comme une cause majeure qu’on peut évoquer dans n’importe quelle situation pour expliquer qui est coupable".
D’après elle, l’Occident agit de cette manière parce qu’il "n’aime pas et ne veut pas reconnaître ses fautes".

Une guerre hybride?

Pour rappel, le 9 novembre, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a accusé Vladimir Poutine d'orchestrer la situation de ces milliers des migrants qui tentent d'entrer en Pologne depuis la Biélorussie, avertissant que cette attaque "hybride" risquait de déstabiliser l'Union européenne.
Le même jour, Peter Stano, porte-parole de la Commission européenne, a accusé le "régime" du Président biélorusse de se comporter "comme un voyou" en "alimentant un trafic de migrants" pour faire pression sur l'UE après l'adoption de sanctions contre Minsk pour violations des droits de l'Homme.
Jeudi 25 novembre, Alexandre Loukachenko a déclaré devant des réfugiés que son pays aiderait ceux qui veulent rentrer chez eux, mais ne les forcerait pas. Il a tout de même souligné que la Biélorussie ne retiendrait nullement "ceux qui veulent aller vers l'ouest".
"Nous ne vous attraperons pas, ne vous frapperons pas et ne vous tiendrons pas derrière des fils barbelés", a-t-il souligné.
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