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Emmanuel Macron aurait insulté Boris Johnson, faisant réagir les ministres britanniques

© AFP 2021 CHRISTOPHER FURLONGBoris Johnson et Emmanuel Macron
Boris Johnson et Emmanuel Macron - Sputnik France, 1920, 02.12.2021
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Alors que les relations entre la France et le Royaume-Uni sont au plus bas après le naufrage qui a fait au moins 27 morts au large de Calais, Macron a trouvé "très triste de voir un grand pays conduit par un clown", révèle Le Canard enchaîné. Certains membres du gouvernement britannique ont fait part de leur déception face à ces informations.
Sur fond de la détérioration des relations provoquée par la crise des migrants, Emmanuel Macron aurait qualifié Boris Johnson de "clown" en petit comité, rapporte le 1er décembre Le Canard enchaîné.
Selon l’hebdomadaire, le Président de la République aurait tenu ces propos lors d'une visite à Zagreb, en Croatie, le 24 novembre, quelques heures après le naufrage de 27 migrants dans la Manche.

"BoJo parle avec moi, il est ventre à terre, tout va bien, on a des discussions de grandes personnes et il nous en colle une avant ou après de manière inélégante. C’est toujours le même cirque", aurait déclaré le chef de l’État, cité par Le Canard enchaîné.

Il aurait précisé que le "point d’origine du cirque de Johnson" c’est le Brexit, qui a rendu la situation "catastrophique pour les Britanniques", citant à titre d’exemple le manque "d’essence dans les pompes" et de "tout un tas de produits".

"Il [Boris Johnson, ndlr] se positionne en victime, il fait de la France un bouc émissaire, tente de transformer toutes les situations simplissimes en [problèmes] complexes", aurait ajouté Emmanuel Macron, qui estimerait que "Johnson a une attitude de gougnafier".

Le Président de la République aurait souligné que la France "est depuis mars dans cette situation", évoquant la "guerre de la saucisse", la "pêche" et l’"affaire des sous-marins".

"C’est très triste de voir un grand pays, avec lequel on pourrait faire énormément de choses, conduit par un clown", aurait-il conclu.

Réactions outre-Manche

La révélation du Canard enchaîné a poussé des membres du gouvernement britannique à réagir.
Ainsi, lors d’une émission sur la chaîne ITV ce 2 décembre, la secrétaire d'État au Travail et aux Retraites, Thérèse Coffey, a déclaré être "surprise" et "déçue" par les informations exprimant la conviction de "pouvoir continuer à essayer de travailler ensemble pour résoudre ce problème".
Pour le sous-secrétaire d'État parlementaire à la Science, à la Recherche et à l'Innovation George Freeman, c’est "la saison des pantomimes" liée à "des élections françaises à venir".

"Il est le Premier ministre élu de ce pays avec un très grand mandat pour diriger ce pays à travers une pandémie. La vérité, c'est que nous cherchons à travailler très étroitement avec la France sur la question des frontières, sur le règlement du problème des migrations européennes", souligne-t-il auprès de la chaîne Sky News.

Relations franco-britanniques

Les relations entre les deux pays traversent actuellement une période difficile. En cause: des divergences sur plusieurs questions, qu’il s’agisse de la pêche, du protocole nord-irlandais ou de l’immigration transmanche.
La mésentente entre Paris et Londres a atteint des sommets après le drame survenu dans la Manche qui a entraîné le 24 novembre la mort au large de Calais d’au moins 27 migrants qui tentaient de gagner les côtes anglaises dans le naufrage de leur embarcation. Le lendemain, Boris Johnson a demandé à la France de reprendre les migrants arrivés illégalement en Angleterre depuis les côtes françaises, proposant sur Twitter de "mettre en place un accord bilatéral de réadmission".
Emmanuel Macron a alors dénoncé les méthodes "pas sérieuses" du Premier ministre britannique, refusant de "communiquer d'un dirigeant à l'autre sur ces questions-là par tweets et par lettres qu'on rend publiques".
En réponse à ces propos de Boris Johnson, Gérald Darmanin a annulé quelques heures plus tard la réunion sur le dossier des migrants avec son homologue britannique Priti Patel. Dans un message à Mme Patel consulté par l’AFP, le ministre de l’Intérieur estime que si la lettre du Premier ministre britannique à Emmanuel Macron est une "déception", le fait d'avoir rendu public ce courrier est "pire" encore.
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