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Deux géants nucléaires russe et français s’unissent par un nouvel accord

© REUTERS / Charles PlatiauUne station nucléaire (photo d'archives)
Une station nucléaire (photo d'archives) - Sputnik France, 1920, 03.12.2021
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Un nouvel accord stratégique a été signé entre le géant russe du secteur nucléaire, Rosatom, et le groupe nucléaire français Framatome, filiale à 75% d'EDF, en marge du salon du nucléaire civil World nuclear exhibition (WNE) qui se tient à Villepinte, aux portes de Paris.
Dans le cadre du salon du nucléaire civil World nuclear exhibition (WNE) qui se tient près de Paris, deux groupes du secteur nucléaire russe et français, Rosatom et Framatome (filiale d'EDF), ont signé un accord stratégique qui prévoit une coopération à long terme, indique l’entreprise française.
"Grâce à une collaboration étroite avec notre partenaire industriel Rosatom, nous renforçons nos contributions pour une production sûre et fiable d’une énergie propre générée par les centrales nucléaires de nos clients. Ensemble, nous nous appuyons sur notre savoir-faire pour maintenir l’exploitation de la flotte nucléaire existante et nous préparons la nouvelle génération d’énergie nucléaire", s’est félicité le CEO de Framatome, cité dans le communiqué de presse.
Il ne s’agit pas de la première coopération entre les deux entreprises, cette entente est censée approfondir la relation entre elles, établie par un protocole d’accord de 2017 instaurant le cadre d’un effort commun dans de nouveaux domaines.
EDF et Rosatom sont déjà liés par plusieurs projets et développent conjointement les transports électriques, ainsi que le secteur des énergies hydrogènes. Lors d’une interview pour Sputnik en marge de la Semaine russe de l’énergie, Béatrice Buffon, directrice exécutive groupe en charge de la direction internationale d’EDF, a confirmé que la Russie et la France avaient des dossiers en cours concernant le transport électrique, tout en mettant en avant l’hydrogène.
"On commence à regarder des projets pilotes avec nos partenaires russes et notamment notre partenaire Rosatom, puisqu’on a une longue histoire dans le nucléaire civil. Et qu’on peut faire des choses ensemble, notamment dans l’hydrogène. On essaie de développer des offres, plutôt hydrogènes, avec Rosatom et d’autres partenaires implantés en Russie pour des flottes de bus qui auraient besoin d’autonomie suffisante", a-t-elle expliqué.
Un autre projet entre les deux groupes a eu lieu en 2018 quand la société russe Tenex, une filiale de Rosatom, avait conclu un contrat avec EDF pour recycler et enrichir de l'uranium provenant du retraitement des combustibles usés du parc de centrales nucléaires du groupe français.

Plus de réacteurs nucléaires

La réindustrialisation de la France et la décarbonisation de son économie nécessiteront plus de centrales nucléaires, avait estimé dans le passé le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire.
Lors de son allocution télévisée du 9 novembre, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur son sol dans le cadre du plan France 2030. Ces travaux seront réalisés, a-t-il dit, "pour garantir l'approvisionnement électrique de notre pays et atteindre nos objectifs, en particulier la neutralité carbone en 2050".
Le 8 novembre, EDF avait déclaré que le secteur nucléaire français serait capable de construire de nouveaux réacteurs de type EPR dans le respect des coûts et des calendriers si la France prenait une décision dans ce sens. Le gouvernement avait auparavant renvoyé cette décision après la mise en service de l'EPR de Flamanville 3, prévu pour fin 2022, selon le dernier planning fourni par EDF.
Selon le Président, "c'est un message fort de la France" qui est arrivé au moment où la conférence COP26 va se clôturer à Glasgow.
Les énergies renouvelables seront le "moteur" de la croissance, mais les hydrocarbures prédomineront encore dans le bilan énergétique mondial d’ici à 2050, selon les représentants des organisations internationales qui ont fait cette conclusion lors de la Semaine russe de l’énergie qui s’est tenue à Moscou en octobre.
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