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Pour Marine Le Pen, l’UE est "un pompier pyromane" dans les relations entre l’Ukraine et la Russie

© AP Photo / Thibault CamusMarine Le Pen
Marine Le Pen - Sputnik France, 1920, 06.12.2021
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Répondant à un journaliste polonais persuadé que la Russie se préparait à envahir l’Ukraine, Marine Le Pen a émis des doutes sur ce sujet et a pointé la responsabilité de l’Union européenne.
Lors de son déplacement à Varsovie, où elle a participé au Sommet des partis souverainistes européens, Marine Le Pen a répondu à un journaliste du quotidien Rzeczpospolita qui voulait savoir si elle avait peur de "l'impérialisme du Kremlin".
Comme argument, le journaliste a évoqué les "100.000 soldats russes prêts à envahir l’Ukraine", reprenant ainsi les informations publiées à la mi-novembre par le Financial Times.
La politicienne n’a pourtant pas partagé ces craintes, d’autant que Moscou avait démenti l’information:
"Je ne pense pas que Poutine ait fait une telle erreur. Mais je crois aussi que l'Union a joué le rôle d'un pompier pyromane dans cette affaire. Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais l'Ukraine appartient à la sphère d'influence de la Russie", a-t-elle déclaré.
D’après elle, avec ses tentatives de "violer cette sphère d’influence", l’UE a créé des "tensions et des peurs" alors la "véritable menace qui plane sur l'Europe" reste "l'islamisme".

Une menace russe?

Le 14 novembre, le Financial Times a écrit, citant le chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, que la Russie avait amassé près de la frontière jusqu'à 114.000 soldats dont 92.000 au sol et le reste appartenant aux forces aériennes et maritimes.
La vice-ministre de la Défense Hanna Maliar a également affirmé au quotidien que des services de renseignement occidentaux informaient l’Ukraine sur une "forte probabilité de déstabilisation" de la part de la Russie pendant l’hiver.
Répondant à ces rumeurs, le Kremlin a souligné qu’il "n'allait attaquer personne", n'élaborait "aucun plan agressif" et qu’il était "totalement faux" de dire le contraire et d’associer à cela des mouvements de forces armées à l’intérieur de son propre territoire.

Kiev menace Le Pen

Il convient de rappeler que début janvier 2017, le Service de sécurité ukrainien (SBU) a demandé au ministère des Affaires étrangères d'interdire à Marine Le Pen, à l’époque présidente du Front national, d'entrer en Ukraine sous prétexte qu’elle avait soutenu "l’annexion de la Crimée".
Marine Le Pen a déclaré qu’il n’y avait pas eu d’"annexion illégale", mais un référendum au cours duquel les habitants de Crimée avaient montré leur souhait de rejoindre la Russie. Elle a souligné ne trouver aucune raison de remettre en cause ce référendum.
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