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Des écoles de l’Isère et de la Haute-Garonne visées par des tags contre la vaccination des enfants

© Photo Pexels/Katerina HolmesEn classe, image d'illustration
En classe, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 04.01.2022
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"Pas nos enfants", "Résistance", "Touché pas à nos gosse [sic]". Plusieurs inscriptions contre la vaccination des enfants de cinq à 11 ans ont été découvertes sur les murs d’écoles en Isère et en Haute-Garonne. Selon un sondage Elabe, près de sept parents sur 10 s’opposent à cette mesure applicable depuis le 22 décembre.
Alors que la vaccination des enfants de cinq à 11 ans vient de démarrer, les antivaccins se mettent à exprimer leur mécontentement en taguant des établissements scolaires. Deux cas ont été médiatisés en moins d’une semaine.
Le plus récent remonte à la nuit du 2 au 3 janvier. Les murs d'une école dans la commune iséroise de Villette-d'Anthon ont été dégradés par les tags "Résistance" et "Pas nos enfants", accompagnés de deux seringues cerclées d'un panneau d'interdiction, rapporte BFM TV.
Au micro de BFM Lyon, Bruno Gindre, maire de la commune, trouve "assez étonnant que des individus opposés à la vaccination viennent comme ça souiller des bâtiments scolaires, qui en plus ont été complètement rénovés".
Il fustige "un acte de vandalisme simple, associé à probablement beaucoup de bêtise" et promet de porter plainte.

"Je n'y attache pas plus d'importance que cela. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de suite à mon niveau puisque c'est un emplacement qui est sous vidéoprotection urbaine, précise-t-il. [...] Je vais traiter le problème comme si cela avait été fait par n'importe quel délinquant."

Une école et un bus tagués dans un autre département

Un autre cas de dégradation s’est produit le 31 décembre en Haute-Garonne. L’inscription "Ne vacciné pas nos enfants [sic]" a été marquée à la bombe rose fluo sur l'école élémentaire de Cintegabelle alors qu’une autre, "Touché pas à nos gosse [sic]", l’était sur un bus de ramassage scolaire, révèle La Dépêche du Midi.
Cela a provoqué la colère du maire, Sébastien Vincini, qui a déposé plainte face à ces "dégradations inacceptables".

La vaccination des enfants

En France, la vaccination a été élargie à tous les enfants de cinq à 11 ans à partir du 22 décembre. Cette décision a déjà été validée par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) le 17 décembre et par la Haute Autorité de santé (HAS) le 20 décembre, estimant les bénéfices individuels supérieurs aux risques.
En se référant à une étude française, le CCNE fait valoir dans son avis que "l’incidence la plus élevée est désormais observée chez les 6-10 ans, et est 2,6 fois plus élevée que chez les 15-17 ans".
L’organisme note que la contamination par le Covid-19 peut provoquer de graves conséquences sur la santé des plus jeunes. D’après Santé publique France, entre le début de la pandémie et le 31 octobre 2021, l’Hexagone a enregistré 417.810 cas d’enfants contaminés, entraînant 1.284 hospitalisations. Parmi ceux-ci figurent 226 admissions en soins critiques, dont 86% de patients souffrant de Pims (syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique), qui apparaît souvent après une contamination au coronavirus.

"La vaccination des enfants de cinq à 11 ans sans comorbidité est acceptable sur le plan éthique dans le contexte actuel", conclut le CCNE sous une série de conditions qui excluent néanmoins la mise en place de toute obligation pour les enfants.

Pourtant, selon un sondage Elabe réalisée pour L'Express, BFM TV et SFR et publié le 16 décembre, 68% des parents interrogés sont opposés à la vaccination de leurs enfants.
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