Le Kremlin balaie les menaces de sanctions US contre Poutine

© Sputnik . Sergueï Gouneev / Aller dans la banque de photosDmitri Peskov
Dmitri Peskov - Sputnik France, 1920, 26.01.2022
Les sanctions contre Vladimir Poutine évoquées par Joe Biden seront "destructives" pour les relations entre Moscou et les Occidentaux, mais "pas douloureuses" politiquement. Selon le porte-parole du Kremlin, la loi russe interdit aux hauts responsables du pays de posséder des avoirs à l'étranger.
Le Président américain a affirmé qu'il pouvait "concevoir" de sanctionner personnellement son homologue russe, promettant "d'énormes conséquences" si Moscou attaquait l'Ukraine. Réagissant à cette menace, le porte-parole du Kremlin l’a qualifiée de "destructive" pour les relations entre Moscou et les Occidentaux, mais sans conséquence par ailleurs. Comme l’a expliqué Dmitri Peskov, la loi russe interdit en principe aux hauts responsables du pays de posséder des avoirs à l'étranger.
"Disons que les membres du Congrès et les sénateurs américains ne connaissent pas très bien ce sujet quand ils parlent du gel des avoirs de représentants des autorités russes, de leurs comptes bancaires, de leur immobilier, etc. Mais apparemment cela s’explique par le fait qu'ils n'aient pas les connaissances suffisantes dans ce domaine et qu'ils ne demandent pas à ceux qui sont professionnellement engagés en Russie", expose-t-il.
"Lefait est que, selon notre loi, tout ça est interdit aux représentants de la haute direction et des fonctionnaires depuis longtemps. Par conséquent, bien sûr, une telle formulation de la question n'est absolument pas douloureuse pour les cadres supérieurs", poursuit le porte-parole.

L’Otan se renforce en Europe de l’Est

Le 25 janvier, à une journaliste qui lui demandait s'il pouvait envisager de sanctionner personnellement Vladimir Pourine, Joe Biden a accepté qu'il pouvait le concevoir. Si la Russie "envahit tout le pays", ou "même beaucoup moins" que cela, il y aura "d'énormes conséquences" et cela "changerait le monde".
Se déclarant prête à taper fort sur le plan économique, mais assurant ne pas avoir "l'intention de déployer des forces américaines ou de l'Otan en Ukraine", l’Alliance a annoncé lundi 24 janvier avoir mis ses forces en état d’alerte et envoyé des navires et des avions supplémentaires en Europe de l’Est. Elle a également fait savoir que le porte-avions USS Harry S. Truman, son groupe aéronaval et son escadre aérienne avaient entamé une série de patrouilles en Méditerranée, précisant que c’est la première fois depuis la guerre froide qu’un groupe aéronaval américain dans son entièreté passe sous commandement de l’Otan. Le même jour, le porte-parole du Pentagone John Kirby a annoncé que les États-Unis se préparaient à déployer jusqu'à 8.500 soldats américains en Europe de l'Est.

La Russie dément toute intention belliqueuse

Répondant aux accusations de l’Occident, le Kremlin explique la présence de ses troupes près de la frontière ukrainienne par la tension persistant dans la région, démentant toute intention belliqueuse à l’égard de son voisin, mais insistant sur sa demande de garanties juridiques de non-élargissement de l'Otan, en particulier à l’Ukraine.
Le 25 janvier, la Russie a lancé non loin de l'Ukraine et en Crimée des manœuvres militaires impliquant 6.000 hommes, des avions de chasse et des bombardiers ainsi que des groupes de navires des flottes de la mer Noire et de la mer Caspienne. Le district militaire ouest a quant à lui indiqué ce mardi 25 janvier qu'un bataillon de combat radio électronique a été déployé dans la région de Belgorod, frontalière avec l'Ukraine.
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