Un Président étranger apporte son soutien au Convoi de la liberté français

© SputnikÀ Paris, les blindés de la gendarmerie attendent le Convois De La Liberte ce 11 février au soir
À Paris, les blindés de la gendarmerie attendent le Convois De La Liberte ce 11 février au soir - Sputnik France, 1920, 14.02.2022
Le Président salvadorien Nayib Bukele s’est indigné de la situation à Paris où des blindés ont été déployés contre le Convoi de la liberté. Cette manifestation avait été interdite dans la capitale, menant à des évacuations et arrestations de participants par les forces de l’ordre.
Critiqué à l’international pour une politique jugée autoritaire, peu respectueuse de la liberté d’expression et des droits humains, le Président du Salvador Nayib Bukele a partagé sur son compte Twitter des images des blindés de la gendarmerie française à Paris. Les autorités ont en effet fortement réagi ce week-end à l’arrivée du Convoi de la liberté dans la capitale, combiné à des manifestations contre le pass sanitaire.
"C’est Paris aujourd’hui. Imaginez si cela se produisait au Salvador… Que diraient la France, l’Union européenne et la "communauté internationale"?", a-t-il commenté. "La vraie guerre n’est pas en Ukraine, elle est au Canada, en Australie, en France, à Bruxelles, en Angleterre, en Allemagne, en Italie".
Ce lundi, il a rajouté, cette fois en français, un "vive la liberté" en soutien aux participants au Convoi. Samedi, la tension est montée dans la capitale française, bloquée par les forces de l’ordre mais malgré tout marquée par des manifestations du Convoi de la liberté et des anti-pass sanitaire. Des charges policières ont été observées à plusieurs reprises, accompagnées d’usage de gaz lacrymogène. Au total, une centaine d’interpellations et 337 verbalisations ont été effectuées, selon la préfecture de police.

Controversé à l’extérieur, populaire à l’intérieur

Nayib Bukele est arrivé en 2019 à la tête d’un État qui présente l’un des taux d’homicide les plus élevés d’Amérique latine. En 2021, il avait déjà divisé ce nombre par deux. Mais la communauté internationale, notamment les États-Unis, apprécie peu sa façon de gouverner. En février 2021, il a fait révoquer des juges et le procureur général du pays pour les remplacer par ses propres partisans. Human Rights Watch y voit des "penchants autoritaires" et une absence de l’État de droit, tandis qu’Amnesty International déplore un manque de liberté d’expression, de la presse, et affirme de manière générale que les droits humains y ont régressé.
Au niveau économique, sa décision d’adopter le Bitcoin comme monnaie légale avec le dollar américain, une première mondiale, ne fait pas l’unanimité. Le 1er février, le FMI l’a mis en garde contre cette mesure, évoquant des "risques importants associés à son utilisation pour la stabilité financière, l'intégrité financière et la protection des consommateurs".
Plus jeune chef d’État du continent, particulièrement actif sur Twitter, n’hésitant pas à diffuser des memes à la manière d’un Elon Musk, il garde une large confiance au sein de sa population. D’après une étude nationale publiée en juin 2021, 87,5% des Salvadoriens affirment que Nayib Bukele "représente un changement positif pour le pays" et 62,4% constatent une amélioration de la situation économique sous le gouvernement actuel.
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