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Selon Paul Melun, les États-Unis instrumentalisent l’affaire Traoré pour déstabiliser la France. Il en veut pour preuve la récente Une du Time magazine consacrée à la sœur d’Adama, Assa. Dans Le Figaro, l’essayiste analyse les raisons de cette soudaine mise en valeur.

L’attention portée par les médias américains à l’affaire Traoré dénote une volonté d’affaiblir la France et son modèle universaliste, affirme Paul Melun dans un article du Figaro. L’essayiste s’interroge notamment sur les efforts du Time Magazine pour promouvoir Assa, sœur d’Adama Traoré, honorée en Une et sacrée parmi les «gardiens de l’année» par l’hebdomadaire.

L’intellectuel voit derrière cette démarche une stratégie de «stigmatisation de la vieille patrie tricolore», servant les intérêts américains. Dans cette logique, Assa Traoré est utilisée comme «cheval de Troie» pour «semer le désordre sur le sol national».

«La puissance américaine, guidée par son élite mondialisée et progressiste, veut affaiblir la France […]. Mettre en lumière Assa Traoré en martyr du racisme, héroïne d’une nation xénophobe, résulte d’une stratégie visant à servir les intérêts nord-américains», explique l’essayiste au Figaro.

L’union des trois bourgeoisies

La mise en lumière de l’affaire Traoré, du nom de ce jeune homme décédé lors d’une interpellation en 2016, bénéficie donc aux «élites progressistes» américaines, que Paul Melun divise en trois catégories.

D’abord le monde économique, qui a tout intérêt à «se ranger derrière les symboles de l’antiracisme», pour mieux «faire diversion», selon l’essayiste. Ensuite, le monde politique, notamment les dirigeants démocrates, qui apportent leur soutien aux minorités raciales pour tenter de masquer «leur incapacité à aider les classes populaires». Enfin, le monde du showbiz qui s’offre un «brevet de respectabilité» à travers les logiques antiracistes.

L’«union sacrée de ces trois bourgeoisies» se fait derrière des figures comme celle d’Assa Traoré, avec la bénédiction des grands médias américains, qui inondent l’Occident d’une «nouvelle pensée unique», selon Paul Melun. 

Rejet de la France

L’essayiste met également l’accent sur le «rejet violent» de la France qui habite ces nouvelles «élites mondialisées», notamment aux États-Unis. Alors qu’elles aspirent à un monde toujours plus uniforme, la France avec son «art de vivre», sa laïcité et sa culture «universaliste» leur est étrangère.

«Les élites mondialisées considèrent les êtres humains comme interchangeables et souhaitent que les peuples et les nations s’uniformisent [….] Dans les années à venir, tous les prétextes, tous les stratagèmes imaginables, seront mis sur pied pour détruire la culture française universaliste», conclut ainsi Paul Melun dans Le Figaro.

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Tags:
antiracisme, États-Unis, The Times, Assa Traoré, Adama Traoré
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