Amérique du Nord
© CC BY-SA 2.0 / Ron Reiring / El Paso, TX

L’administration Biden accusée par le Texas de provoquer «un désastre» à la frontière mexicaine

URL courte
Par
S'abonner

Les autorités américaines affirment que la situation à la frontière mexicaine est sous contrôle mais le vice-gouverneur de l'État frontalier du Texas, Dan Patrick, estime que les États-Unis font face à une catastrophe créée par l’actuelle administration de Joe Biden.

L’administration de Joe Biden est trop laxiste avec les immigrants qui arrivent via la frontière entre les États-Unis et le Mexique et sa politique a provoqué une catastrophe dans les régions frontalières, a déclaré à Fox News le vice-gouverneur du Texas, Dan Patrick.

«Le shérif de Del Rio est débordé de travail, ses cellules sont surpeuplées. C’est un désastre provoqué par l’administration Biden», a indiqué M.Patrick.

Pourtant, les dirigeants américains affirment contrôler la situation en matière de migration.

«C'est inexplicable à moins que vous n'acceptiez la prémisse qu'ils savent exactement ce qu’il se passe et qu'ils veulent que cela se produise. Car c'est la seule façon de l'expliquer. Ils ne peuvent pas être si mal informés de ce qu’il se passe, donc ils le voient, mais ils ne veulent tout simplement pas le reconnaître», a ajouté le responsable.

La plupart des immigrants ne sont pas Mexicains

Après son arrivée au pouvoir, Joe Biden a signé un décret ordonnant la suspension de la construction du mur frontalier avec le Mexique. Il a en outre mis fin au renvoi automatique des demandeurs d’asile vers le Mexique, souhaitant rompre avec la politique de Donald Trump en matière d’immigration et a annoncé son intention de régulariser la situation des 700.000 personnes arrivées clandestinement aux États-Unis alors qu’elles étaient mineures.

Or, selon Dan Patrick, près de 60% des personnes passant par le secteur très étroit de Del Rio, une ville texane de quelque 36.000 habitants, ne sont pas Mexicains mais des ressortissants vénézuéliens qui «arrivent à Mexico, Cancun ou Monterrey par avion» avant de partir pour les États-Unis en bus. Il y a en outre des ressortissants d’Afrique du Sud, de Haïti, d’Ouzbékistan et d’autres pays.

«Ils viennent littéralement de tous les coins du monde […]. C'est parce que l'administration Biden dit: "Venez"», a pesté M.Patrick.

Des millions de dollars par an pour arrêter des criminels étrangers

Selon le vice-gouverneur, parmi ces nombreux immigrants, il y aurait des personnes ayant des antécédents judiciaires. En mars, le Président mexicain a déjà estimé que les positions de Joe Biden envers les immigrants pourraient accentuer les flux et profiter aux passeurs et trafiquants.

Les autorités de l’État du Texas se voient donc obligées de redoubler d’efforts pour sécuriser la frontière, alors que «les gardes-frontières sont déjà démoralisés. Ils s’occupent de leurs familles et ne font plus leur travail qui consiste à ne pas laisser entrer les gens», d’après lui.

«Nous allons investir plus de fonds dans la sécurité de nos frontières. Nous dépensons déjà environ 400 millions de dollars par an de nos contribuables pour protéger le Texas et les États-Unis en général contre les criminels qui viennent chez nous. Mais ces coûts auraient pu être évités», a conclu M.Patrick.