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    Collection du Musée national d'Iran

    Un nouveau lot d’artéfacts restitué à l’Iran depuis l’Italie

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    Rome a rendu à Téhéran trente objets du patrimoine persan, confisqués à des contrebandiers qui avaient essayé de les faire entrer illégalement en Italie, alors que la République islamique d’Iran s’ouvre de plus en plus aux touristes suite à la conclusion des accords nucléaires en juin 2015.

    L'Italie a rendu à l'Iran 30 objets de culture persane, dont des poteries et des pièces d'orfèvrerie qui avaient été saisies sur des contrebandiers à l'entrée dans le pays, a raconté dans une interview exclusive à Sputnik le directeur du Musée national d'Iran, Jebreil Nokandeh.

    « En 2008, la police italienne a découvert que des artéfacts d'origine orientale étaient entrés illégalement dans le pays. Les résultats de l'expertise réalisée ont été envoyés à l'Organisation iranienne du Patrimoine culturel, de l'Artisanat et du Tourisme », a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que les spécialistes de l'organisme envoyés à Rome avaient établi qu'il s'agissait d'objets datant de plus de 2000 ans avant J.-C.

    « Aujourd'hui, grâce à la coopération des autorités italiennes, ces pièces se trouvent dans notre musée et seront bientôt exposées », a annoncé M. Nokandeh.

    Selon lui, ces objets précieux ont parcouru des milliers de kilomètres de Bangkok à Rome avant d'arriver à Téhéran, alors qu'on ignore toujours quand et comment ils ont été volés et sortis d'Iran.

    « Ils ont été découverts quand un dealer d'antiquités d'origine pakistanaise résidant en Italie a essayé de les faire entrer dans le pays. L'homme a déclaré les avoir achetés dans un marché en Thaïlande », a poursuivi le directeur du musée.

    La Cour européenne a été saisie du dossier et la bataille juridique s'est engagée pour finir en faveur de l'Iran.

    L'interlocuteur de Sputnik relève qu'à l'issue des négociations sur le nucléaire qui ont abouti à la conclusion des accords en juin 2015 entre l'Iran et le groupe 5+1, il est tout à fait naturel que les contacts reprennent entre l'Iran et le reste du monde qui renoue progressivement des liens interrompus avec Téhéran depuis la révolution islamique de 1979.

    M. Nokandeh a réitéré sa reconnaissance aux collègues italiens, en rappelant par ailleurs que fin janvier dernier, le président iranien Hassan Rohani a effectué une visite officielle en Italie, preuve de l'ouverture de la République islamique au monde extérieur.

    L'Organisation iranienne du Patrimoine culturel, de l'Artisanat et du Tourisme appelle tous les ressortissants iraniens se trouvant à l'étranger à communiquer toute information concernant les artéfacts de la culture persane volés et sortis illégalement du pays.

    Le ministère iranien de la Culture exprime en outre sa préoccupation vis-à-vis de la destruction des œuvres historiques et culturelles dans les pays voisins, notamment en Irak et en Syrie, par des organisations extrémistes comme Al-Qaïda et l'État islamique (Daech) et plaide pour une action internationale afin de protéger ces œuvres qui font partie du patrimoine de l'humanité.

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    nucléaire, autorités, police, Al-Qaïda, Etat islamique, Sputnik, ministère iranien de la Culture, Musée national d'Iran, Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme (ICHHTO), Hassan Rohani, Jebreil Nokandeh, Rome, Italie, Téhéran, Iran
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