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Lors d’un point de presse tenu ce 10 juin, Hans Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, a dressé le tableau de la situation sanitaire sur le vieux contient et a prévenu qu’en dépit de la baisse continue des contaminations et des décès il fallait rester vigilant et tirer les leçons de la situation qui s’est créée en 2020.

Ces deux derniers mois, la baisse des nouvelles contaminations et des décès liés au Covid-19 est constatée par le bureau de l’OMS en Europe, a affirmé le directeur régional de cette organisation Hans Kluge.

​Ainsi, quelque 368.000 nouveaux cas ont été enregistrés au cours de la semaine passée en Europe, soit le cinquième du nombre de contaminations quotidiennes que l’UE a connu au cours du récent pic, enregistré en avril 2021, a-t-il constaté lors d’un point de presse à Copenhague.

En outre, la semaine dernière, le nombre de décès des suites du Covid-19 est retombé au-dessous de 10.000 et ce pour la première fois depuis l’automne dernier.

Trop tôt pour lever sa vigilance

Cette semaine, plusieurs pays du vieux continent lèvent une série de restrictions liées à la pandémie. Ainsi, en France, une nouvelle étape du déconfinement a débuté mercredi 9 juin. Comme le constate M.Kluge, «tout en admettant le progrès parachevé dans la plupart des pays de la région, nous devons admettre également que nous ne sommes en aucun cas hors de danger».

«En 2020, le nombre de cas a chuté à la fin de la période estivale. [...] Si l’on veut éviter une nouvelle recrudescence après l’été, on doit tirer des leçons de l’année précédente», a-t-il déclaré.

Et d’appeler à rester vigilant dans le contexte de l’augmentation du nombre de rassemblements, de festivals et de compétitions sportives qui suivront.

Le responsable a en outre évoqué le variant Delta ou indien qui, a-t-il rappelé, est plus contagieux et est «sur le point de s’implanter dans la région».

Variant indien

Connu comme «double mutant», le variant dit indien (B.1.617) a été pour la première fois repéré en octobre dans l’État du Maharashtra, en Inde, pays qui traverse depuis le début du printemps un rebond sans précédent de nouvelles contaminations. Selon les informations du ministère de la Santé de ce pays, 29,1 millions de cas ont été recensés. Qui plus est, au cours de ces dernières 24 heures, 6.148 décès ont été enregistrés, ce qui porte à 359.676 le nombre total des morts dans le pays.

Présentant deux mutations importantes sur sa protéine S, d’où son surnom, il est soupçonné d’avoir une meilleure résistance face aux anticorps résultant d’une infection ou d’une vaccination. L’OMS classe pour le moment ce variant comme «préoccupant».

Une autre source d’inquiétude: des cas de mucormycose - maladie rare et grave également connue comme champignon noir- ont été signalés en Inde chez des patients infectés ou guéris du Covid-19. S’emparant des fosses nasales, des poumons et du cerveau du patient, elle présente une menace pour les personnes dont l’immunité est affaiblie.

Or, le variant a déjà franchi les frontières de l’Inde: en France métropolitaine, les premiers cas ont été confirmés le 29 avril. Si pour le moment il reste peu présent sur le territoire, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a avoué le 8 juin craindre, pendant l’été ou à la rentrée de septembre, un «switch» entre la disparition et la diminution du variant anglais pour aller vers le variant indien.

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