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Enseignant décapité en région parisienne (102)
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Quinze personnes, dont quatre collégiens, sont en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty, décapité vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine, rapporte l'AFP. L'une d'entre elles «a déjà été condamnée pour des faits de terrorisme».

Quinze personnes étaient en garde à vue lundi 19 octobre après-midi dans l'enquête antiterroriste sur l'assassinat trois jours plus tôt de Samuel Paty, un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a appris l'AFP de source judiciaire.

Des individus supplémentaires ont été placés en garde à vue lundi 19 octobre, dont quatre collégiens, alors qu'un élève a été relâché.
Selon une source proche du dossier, l'enseignant d'histoire-géographie du collège de Conflans-Sainte-Honorine a été «désigné» à l'assaillant, Abdoullakh Anzarov, «par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération».

Les gardes à vue visent donc à déterminer les responsabilités éventuelles des collégiens en la matière, selon la même source.

Une des 15 personnes déjà «condamnée pour des faits de terrorisme»

Parmi ces nouvelles personnes placées en garde à vue, une «a déjà été condamnée pour des faits de terrorisme et (...) a déclaré spontanément aux enquêteurs avoir été en lien avec l'auteur quelques temps avant les faits».

Les dix autres gardes à vue sont celles qui avaient commencé depuis vendredi soir et s'étaient poursuivies durant le week-end. Tout d'abord, l'entourage familial avec les parents, le grand-père et le petit frère de l'assaillant, interpellés à Évreux.

Est également questionné le père de l'élève qui a appelé à la mobilisation contre l'enseignant. Il a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes.

L'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que la compagne de celui-ci, le sont également.

Enfin, trois personnes ayant été en contact avec l'agresseur, qui se sont présentées spontanément au commissariat d'Évreux vendredi soir, sont aussi en garde à vue. Parmi celles-ci, selon une source proche du dossier, une est soupçonnée d'avoir convoyé l'assaillant et une autre de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une de ses armes.

Assassinat de Samuel Paty

Vendredi vers 17h00, Abdoullakh Anzorov a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où ce dernier enseignait, dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là.

Ce professeur avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

Selon une source proche du dossier, plusieurs proches ont déclaré en garde à vue que la radicalisation d'Abdoullakh Anzorov datait d'il y a «quelques mois à plus d'un an».

Son entourage familial a indiqué aux enquêteurs qu'Anzorov avait «évoqué la polémique» visant le professeur mais pas son passage à l'acte à venir.
Enfin, l'élève dont le père a appelé à la mobilisation contre l'enseignant faisait bien partie d'une classe à laquelle ce dernier a dispensé un cours sur la liberté d'expression, le 6 octobre, mais cette élève était absente ce jour-là, toujours selon la source proche du dossier.

La veille, le lundi 5 octobre, Samuel Paty, «avait fait ce cours à une autre 4e, à laquelle la fille n'appartient pas. La polémique avait commencé dès le lundi», selon cette source.

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garde à vue, Samuel Paty, France
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