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Un homme de 50 ans résidant à La Baule, dans la Loire-Atlantique, a été condamné par le tribunal de Saint-Nazaire à payer 400 euros et à suivre un stage de citoyenneté, rapporte Midi libre. Au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, il avait appelé sur Facebook à «cramer la mosquée de Béziers» pour lui «rendre hommage».

Un coup de sang, même derrière un écran, n’est pas sans conséquences. C’est ce que retiendra ce Baulois de 50 ans condamné mardi 5 janvier par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour un commentaire publié sur Facebook, relate Midi libre. L’homme devra payer 400 euros d’amende et suivre un stage de citoyenneté.

Le 17 octobre, au lendemain de l’assassinat du professeur Samuel Paty par un terroriste islamiste, le quinquagénaire avait posté sur le réseau social: «Vous voulez lui rendre hommage? Allez cramer la mosquée de Béziers, question de faire passer le message qu’il y en a marre». Un message qui a entraîné un dépôt de plainte trois jours plus tard de la part de l’association culturelle des Français musulmans de Béziers.

Le prévenu, qui ne s’est pas présenté au tribunal, souhaitait que l’audience se tienne à huis clos par crainte «pour sa sécurité». Sa demande a été rejetée. Il été reconnu coupable de «provocation non suivie d'effet au crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique».

«Sanguin, mais pas au point de faire ça»

Toujours selon Midi libre, cet internaute était un «habitué des discussions animées sur les réseaux sociaux». La présidente du tribunal a pris en compte ses déclarations lors de sa garde à vue, lorsqu’il s’est défini comme «plutôt patriotique», «sanguin, mais pas au point de faire ça», et «de droite mais pas du parti de Marine Le Pen».

Il avait désigné la mosquée de Béziers, car c’est dans cette commune qu’il a vécu plusieurs années avant de s’installer récemment à La Baule. Il a affirmé ne pas connaître «l’association des musulmans». Son avocat Me Bourdon a plaidé la relaxe en raison de ce «contexte très particulier». «L’émotion a envahi le pays. Lui, qui a servi sous les drapeaux plusieurs années, l’a ressentie au plus profond de lui. L’émotion laisse peu de place à la réflexion», a-t-il justifié.

Pour la procureur de Saint-Nazaire, il importe peu que «la provocation n’ait pas vocation à être suivie d’effet». D’après le tribunal, cité par l’AFP, le stage de citoyenneté qui lui coûtera «environ 250 euros» en plus de l’amende, a pour intention de «lui faire prendre conscience de la vie en société et de ses règles».

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Tags:
Samuel Paty, mosquée, Facebook, condamnation, amende
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