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    Emmanuel Macron et Sylvie Goulard, le 18 mai 2017

    «La claque est cinglante» pour Macron: la presse française quasi unanime sur le rejet de Goulard

    © AFP 2019 PHILIPPE WOJAZER
    France
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    Le rejet par les eurodéputés de Sylvie Goulard, candidature d’Emmanuel Macron, a été largement commenté par les éditorialistes. Ouest-France a fait une revue de presse au lendemain de l’annonce.

    Un «revers sans précédent» pour la France et une «douche froide» pour Emmanuel Macron, telles sont expressions utilisées par les médias pour commenter le rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne.

    Laurent Joffrin de Libération se pose la question: «Pourquoi devait-elle cesser d’être ministre en France mais postuler à un poste similaire à l’échelle européenne?». Pour lui, «ce distinguo jésuitique a de toute évidence indisposé les élus, qui ne souhaitent pas plaisanter avec les règles européennes.»

    «Macron a envoyé Goulard au casse-pipe», résume-t-il.

    Pour Cécile Cornudet des Échos, « la nomination ratée de Sylvie Goulard […] l’histoire d’une équipe Macron portant des ailes, persuadée qu’elle vient de toucher le vieux monde européen comme elle a anéanti, deux ans plus tôt, les partis politiques français.»

    «De la faute de tout le monde… sauf de la sienne»

    «À entendre Emmanuel Macron, et ses relais au Parlement européen, le rejet, massif, de Sylvie Goulard au poste français de commissaire est de la faute de tout le monde… sauf de la sienne», estime l’éditorialiste Guillaume Tabard du Figaro.

    Le quotidien écrit qu’il s’agit d’«un revers sans précédent pour la France et une douche froide pour Emmanuel Macron».

    «La claque pour défaut d’éthique est cinglante», tel est l’avis de Xavier Brouet, du Républicain Lorrain.

    Selon Gilles Grandpierre de L’Union, «la transparence, la moralité, l’exemplarité […] sont pris aujourd’hui au pied de la lettre. À Bruxelles plus qu’à Paris, visiblement».

    «Macron l’Européen»

    Bruno Dive de Sud-Ouest estime que le Président français n’a «pas compris que le Parlement européen n’était pas aussi malléable que l’Assemblée nationale française». Pour lui, «Macron l’Européen» a eu «vis-à-vis de l’Europe, les vieux réflexes de tant d’hommes politiques de l’ancien monde».

    Julien Lécuyer, de La Voix du Nord, parle de «la véritable erreur de l’Élysée» qui aura été, selon lui, de «mésestimer la vitalité d’un Parlement profondément renouvelé».

    «Non» à la candidature de Goulard

    Les députés européens ont recalé jeudi 10 octobre pour des raisons éthiques la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne, entachée par des ennuis judiciaires et des soupçons de conflit d'intérêts.

    C'est la première fois qu'un candidat présenté par la France pour un poste de commissaire est retoqué par le Parlement européen. S’exprimant depuis Lyon, le Président de la République a à plusieurs reprises répété qu’il avait «besoin de comprendre» ce rejet.

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    Sylvie Goulard, Emmanuel Macron, France
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