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«Il serait surtout important que les médias occidentaux, français notamment, partent davantage à la rencontre de la Russie réelle», déclare à Sputnik Laurent Dandrieu, rédacteur en chef culture de Valeurs actuelles. Il revient aussi sur les clichés et les approximations qui existent dans plusieurs États occidentaux, dont la France.

L’attitude vis-à-vis de Sputnik dans l’Hexagone, «l’accès à la culture russe réelle», comme le cinéma, ou encore le défi des journalistes français à cet égard, tels sont les sujets abordés par Laurent Dandrieu, rédacteur en chef culture de Valeurs actuelles, au micro de Sputnik en marge de la 8e édition du Forum international culturel de Saint-Pétersbourg.

Situation de Sputnik en France

D’après M.Dandrieu, il existe une certaine «difficulté d’avoir accès à la culture russe réelle, et pas seulement à l’image que nous pouvons en avoir en Occident» qui est une image «souvent un peu déformée».

C’est le cas, par exemple, de l'agence Sputnik qui est «victime […] d’approximations et de clichés sur la Russie qui, malheureusement, sont […] une espèce de pensée magique confortable qui évite de s’interroger sur la réalité de ce que vit la Russie aujourd’hui».
Laurent Dandrieu
© Sputnik . Maria Balareva
Laurent Dandrieu

M.Dandrieu propose une solution à ce problème.

«Il est donc important que ce genre de rencontres existe. Mais il serait surtout important, je pense, que les médias occidentaux, français notamment, partent davantage à la rencontre de la Russie réelle, de ce que vivent réellement les gens pour pouvoir équilibrer et remettre en perspective ces idées reçues», indique-t-il.

Cinéma russe

Par ailleurs, Laurent Dandrieu tient à préciser qu’il était principalement critique de cinéma et donc qu’il parle de films tournés en Russie et de leur distribution en France. Il estime qu’il y a «un panorama du cinéma russe qui est assez divers et où beaucoup de sujets sont traités», où il y a des drames, de la comédie, où «tous les aspects de la vie russe sont abordés».

«En revanche, je suis toujours surpris de comparer cela avec les films russes qui sont effectivement distribués en France, auprès du grand public, parce que ce sont souvent des films d’excellente qualité, notamment le Léviathan de Zviaguintsev qui a fait une grosse impression en France.»

Néanmoins, «en règle générale», les films russes diffusés dans l’Hexagone «sont toujours des films qui parlent de corruption, de violence, de dysfonctionnement de l’autorité, de dysfonctionnement du système de santé, des inégalités sociales».

Laurent Dandrieu et d'autres participants à la 8e édition du Forum international culturel de Saint-Pétersbourg
© Sputnik . Maria Balareva
Laurent Dandrieu et d'autres participants à la 8e édition du Forum international culturel de Saint-Pétersbourg

«Et donc, il n’y a que cet aspect-là de la culture russe qui est massivement diffusé et valorisé auprès de l’opinion occidentale», souligne rédacteur en chef culture de Valeurs actuelles.

Le défi des journalistes français

Certes, il existe les Saisons Russes et certains festivals de cinéma consacrés exclusivement au cinéma russe, mais ces événements concernent un «nombre limité de personnes, qui sont déjà des gens qui s’intéressent par goût à la culture russe», regrette Laurent Dandrieu.

Donc, le défi auxquels lui et d’autres journalistes sont confrontés est «d’élargir cette audience à un public plus large pour que ce public ait effectivement une vision réaliste» et «de donner une vision de la Russie qui dépasse les préjugés et les clichés», résume-t-il.

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