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Pendant que la France cherche une solution d'apaisement dans le Haut-Karabakh, certaines puissances comme la Turquie ne doivent pas jeter d'huile sur le feu, estime le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune.

Au micro de Radio J, le secrétaire d'État aux Affaires européennes Clément Beaune a évoqué la position de la Turquie dans le conflit du Haut-Karabakh et les efforts de la France et des deux autres membres du groupe de Minsk visant à son règlement négocié.

Selon lui, la France cherche à «trouver une solution d'apaisement, de cessation des hostilités».

«La France est co-présidente de ce qu'on appelle le groupe de Minsk, avec les États-Unis et la Russie. Nous avons trouvé une trêve, maintenant il faut que les discussions reprennent entre les deux parties et que, effectivement, certaines puissances comme la Turquie ne jettent pas d'huile sur le feu», a-t-il détaillé.

En ce qui concerne les comparaisons entre la situation actuelle et le génocide arménien perpétré par le régime des Jeunes-Turcs en 1915, M.Beaune a signalé qu'il fallait éviter «des amalgames et des approximations».

«Heureusement, nous ne sommes pas dans une situation génocidaire comme on l'a connue en 1915.»

«Une injure scandaleuse»

Clément Beaune a également réagi aux propos insultants du Président turc mettant en cause ce qu'il a appelé la «santé mentale» d'Emmanuel Macron en raison de son attitude à l'égard des musulmans.

«C'est une injure scandaleuse... L'insulte malheureusement n'est pas la première. Je crois qu'il ne faut pas réagir par les mêmes invectives.»

Il a noté qu'il fallait réagir «avec fermeté», comme cela a été fait avec le rappel «pour consultation» de l'ambassadeur de France en Turquie, «un geste rare» dont il faut «mesurer la solennité et la gravité».

«Nous sommes une démocratie, un État de droit, nous ne réagirons pas par l'insulte et la calomnie mais par la fermeté la plus grande», a détaillé Clément Beaune.

Réponse de l'Élysée

Recep Tayyip Erdogan a récemment pris pour cible son homologue français en déclarant qu'Emmanuel Macron s'était «égaré» par ses positions envers les musulmans et l'islam et avait besoin de soigner sa santé «mentale».

L’Élysée a dénoncé ces propos jugés «inacceptables» soulignant que «l'outrance et la grossièreté» n’étaient pas «une méthode». La France a également rappelé pour consultation son ambassadeur à Ankara.

Un troisième cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh

Dans le Haut-Karabakh, où les hostilités ont repris le 27 septembre, les États-Unis, l'Azerbaïdjan et l'Arménie ont annoncé un nouveau cessez-le-feu entrant en vigueur dès le 26 octobre.

Il s’agit de la troisième tentative d’arrêter les hostilités.

Le premier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, devait permettre l’échange de prisonniers et des corps des soldats tués. Il avait été négocié le 9 octobre, lors d’entretiens organisés à Moscou avec la médiation russe à l’invitation du Président Poutine. Toutefois les parties ont aussitôt commencé à s'accuser mutuellement de violations de l'accord.

Une deuxième tentative d'organiser une trêve humanitaire a été entreprise dans la nuit du 17 au 18 octobre. Celle-ci a également échoué.

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règlement, France, Haut-Karabakh
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