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Le ministre chargé des Transports a affirmé sur Europe 1 que «moins de 1% des clusters sont détectés dans les transports en commun». Il a toutefois reconnu qu’il est difficile de «retracer les parcours individuels». À Paris, les usagers des transports se plaignent pourtant de rames plus bondées qu’avant le couvre-feu.

Jean-Baptiste Djebbari s’est exprimé dimanche dans le «Grand Rendez-Vous» sur Europe 1 au sujet des différents lieux de contaminations du Covid-19. Le ministre était attendu sur la question de la deuxième vague et du couvre-feu qui en a résulté, menant parfois à des métros et autres transports surchargés.

«Moins de 1% des clusters sont détectés dans les transports en commun», affirme-t-il, s’appuyant sur les chiffres de Santé publique France.

«C’est assez conforme à ce que disent nos voisins, aux États-Unis et en Angleterre, au Japon et ailleurs», précise-t-il, et ce peu importe le degré de contrôle social. Il indique par ailleurs qu’un quart des contaminations proviennent des entreprises publiques et privées.

«Cela dit, c’est vrai qu’on ne sait pas totalement retracer les parcours individuels», reconnaît-il, «on a du mal à tracer individuellement les flux» et à cartographier les lieux de propagation. Il en a ainsi profité pour rappeler que l’application «Tous anti-Covid», avec son outil de traçage, a un «intérêt assez majeur» pour récolter ce genre d’informations.

Il fait également savoir que le métro parisien affiche «40% de fréquentation de moins» par rapport à l’année passée. Dans ce cadre, il rappelle que l’État octroiera des aides aux opérateurs de transport afin de compenser ces pertes de revenus. «Si nous observons, dans un temps long, un décrochage de la fréquentation des transports en commun, nous aurons un problème de modèle économique de ces transports en commun», conclut-il.

Transports plus bondés qu’à l’ordinaire

L’affirmation de M.Djebbari n’a pas trouvé écho dans les témoignages des Franciliens, lesquels observent au contraire des métros et RER plus remplis qu’à l’ordinaire. En cause, le couvre-feu de 21 heures tend à allonger les heures de grande fréquentation.

«C’est vrai qu’il y a beaucoup plus de monde qu’avant, c’est plus compliqué de prendre le métro et les bus sont bondés. On est très serrés et en période de Covid, ce n’est pas le top», a témoigné une passante auprès de franceinfo.

«Concrètement, aujourd’hui, l’heure de pointe sur les lignes de métro, de bus et de RER se termine à 19h30. Ce que nous souhaitons, c’est que cette heure de pointe soit prolongée jusqu’à 21 heures», réclame Michel Babut, vice-président de la Fédération-associations d’usagers des transports en Île-de-France.

En matinée, la fréquentation ne semble pas faiblir non plus, comme le montre la photo de la ligne 13 publiée lundi par Stéphane Peu, député communiste de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis.

«Dépêchez-vous de rentrer car le virus va bientôt sortir», ironise quant à lui l’économiste François Ducrocq en montrant la foule massée en gare de Lyon vendredi.

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Tags:
métro, contamination, Jean-Baptiste Djebbari, transports publics, Covid-19
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