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L’usine historique Carambar de Marcq-en-Barœul (Nord) est à l’arrêt jeudi 10 et vendredi 11 décembre. Les salariés protestent contre son déménagement qu’ils qualifient de plan de licenciement caché, relate France Bleu.

Les salariés de l’usine Carambar à Marcq-en-Barœul, à l’arrêt jeudi et vendredi, sont passés à la vitesse supérieure dans la contestation provoquée par la décision du groupe de réunir la production avec celle des bonbons Lutti et de déménager l’usine à Bondues, à huit kilomètres du site, relate France Bleu. Des palettes sont brûlées devant l’usine.

«Au départ c’était juste un déménagement. En tout cas, c’était présenté comme ça. Et après on nous a appris que c’était un PSE, donc ils licencient tout le monde, pour réembaucher une partie du personnel, mais on ne sait pas quel nombre, à des contrats Lutti, donc qui sont beaucoup moins bien que les nôtres. On va perdre entre 300 et 800 euros de salaire», explique David Poure, délégué syndical Force Ouvrière, à la radio.

«Ils nous ont refusé toute discussion au sujet du maintien de nos salaires. Alors les salariés ont décidé de faire grève deux jours. Ensuite, ils comptent réduire l’activité. L’objectif est de faire sortir un minimum de bonbons», détaille le syndicaliste.

7.500 tonnes de bonbons par an à Marcq-en-Barœul

Les salariés de Carambar s’étaient déjà mis en grève le 13 novembre pour protester contre le déménagement. Selon les syndicats, ce transfert allait s’accompagner d’un plan social avec le licenciement de 115 personnes, puis leur embauche sous un nouveau contrat.

L’usine de Marcq-en-Barœul, installée en 1899, produit 7.500 tonnes de bonbons par an: Carambar, Mi-cho-ko ou encore Gom’s. Le site de Bondues emploie environ 500 personnes et produit 25.000 tonnes par an: Lutti, Arlequin, Koala, Bubblizz ou encore Scoubidou.

La direction assure maintenir la production et l’emploi malgré ce déménagement.

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Tags:
grève, déménagement, usine
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