France
URL courte
Par
61018
S'abonner

Afin d’éviter de possibles incidents dans leur classe, près de la moitié des enseignants du second degré interrogés (49%) affirment s’être autocensurés dans leur enseignement autour des questions religieuses et sur la laïcité, selon une enquête de l'Ifop pour la fondation Jean-Jaurès et Charlie Hebdo.

D’après une enquête de l'Ifop réalisée pour la fondation Jean-Jaurès et Charlie Hebdo, 49% des enseignants disent s’être déjà autocensurés dans leur enseignement quant à des questions religieuses et sur la laïcité.

L’objectif est d’éviter de possibles incidents dans leur classe. Depuis 2018, l’autocensure a augmenté de 13 points.

L’enquête a été effectuée près de trois mois après l'assassinat du professeur Samuel Paty. Portant sur «les contestations de la laïcité et les revendications religieuses vécues par les enseignants dans l'enceinte scolaire», elle indique que les incidents en classe concernent le principe de laïcité, notamment sur les questions de la restauration scolaire.

Caricatures de presse

Quant à la décision de Samuel Paty de dispenser un cours sur la liberté d'expression en utilisant des caricatures de presse, trois quarts des professeurs interrogés (75%) le soutiennent, 9% estiment qu'il a eu tort et 16% préfèrent ne pas s’exprimer à ce sujet.

L’enquête a été réalisée en ligne du 10 au 17 décembre 2020 auprès d'un échantillon de 801 enseignants des premier et second degrés en France métropolitaine.

Lire aussi:

Le MoDem lâche LREM, l'Assemblée rejette le pass sanitaire
«Un gentil garçon»: la mère du tueur présumé du policier à Avignon s’en prend aux autorités
Covid et accident de laboratoire, ces «complotistes» qui avaient vu juste
Tribune de militaires: le chef d'état-major invite les signataires à quitter l'armée
Tags:
laïcité, enseignement, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook