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L’ex-patron de Renault-Nissan s’est exprimé le 3 mars sur BFM TV et LCI, évoquant notamment ce qu’il a éprouvé lors de son évasion du Japon en décembre 2019 où il devait être jugé pour malversations financières présumées.

Carlos Ghosn est revenu mercredi 3 mars sur sa fuite du Japon en décembre 2019 lors de la promotion de son livre coécrit avec son épouse Carole et sorti le jour même dans une interview à BFM TV et LCI.

​«Pour moi, l'échec, c'était la mort. J'étais déjà dans une mort lente, cela aurait été une marque de mort précipitée. J'avais le choix entre la vie et la mort, je n'ai pas hésité», lance l'ex-PDG de Renault-Nissan sur LCI.

Il assure ne pas avoir ressenti de «peur» lors de l’opération, car «la peur, elle vous hante au moment, peut-être, de la préparation».

«Pendant toute la période qui sépare le moment où j’ai quitté mon appartement au Japon jusqu’au moment où j’ai atterri au Beyrouth […], j’étais comme anesthésié, je n’avais pas de sentiment, je n’avais pas peur, je n’étais pas content, je n’étais pas triste, j’étais anesthésié», poursuit-il.

«Un poids qui s’est détaché de mes épaules»

Il explique que c’est à son arrivée au Liban seulement qu’il a senti «un poids qui s’est détaché de mes épaules», établissant un parallèle avec celui du personnage principal du film Midnight Express.

«Ce sentiment quand vous quittez l’endroit où vous avez été emprisonné, ce soupir en arrivant à Beyrouth, cela a été le seul sentiment que j’ai éprouvé», ajoute-t-il.

Interrogé plus tard sur BFM TV, Carlos Ghosn a refusé de donner plus de détails sur son évasion par crainte de «mettre en difficulté les quelques rares personnes qui [l]’ont aidé».

​Témoignages de son épouse

Quant à son épouse, elle a affirmé sur BFM TV ne pas avoir été au courant de la fuite de son mari.

​Carole Ghosn a également confié avoir pensé à un «malentendu», sans pouvoir croire à l'arrestation et à l'incarcération de son époux.

​«J'étais désespérée, j'avais besoin d'aide. Je me disais que cela nous aiderait si le Président réagissait à l'arrestation d'un citoyen français qui était en plus le PDG de Renault. Je n'ai eu aucune réponse sauf quand le JDD a écrit un article sur ma lettre. Deux jours plus tard, j'ai reçu une lettre de l'Élysée très basique me disant que tout était fait pour mon mari. Maintenant, on sait que rien n'a été fait», regrette-t-elle.

Affaire Carlos Ghosn

Arrêté au Japon en novembre 2018, Carlos Ghosn a été inculpé pour diverses malversations financières présumées. Détenteur de trois nationalités (française, libanaise et brésilienne), il a été ensuite libéré sous caution, sous de strictes conditions et avec l'interdiction de quitter le pays dans l'attente de son procès.

Mais en décembre 2019, il a réussi à fuir pour se rendre au Liban où il se trouve actuellement. M.Ghosn, qui fait l'objet d'une demande d'arrestation d'Interpol, reste hors d'atteinte des juges japonais car le Liban n'extrade pas ses ressortissants. Toutefois, la justice libanaise lui a interdit de quitter le territoire.

Outre le procès principal au Japon, l’ancien PDG de Renault-Nissan est visé par plusieurs enquêtes judiciaires en France.

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Tags:
France, Renault-Nissan, Carlos Ghosn
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