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L'affaire Mila (30)
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La jeune Mila a de nouveau fait face à une vague de messages haineux sur son compte Twitter. Mais cette fois ceux-ci étaient destinés à faire bloquer son compte pour «harcèlement». Les faits interviennent après que la lycéenne, dont l’affaire avait relancé le débat sur le droit de blasphémer, a publié un dessin fait en maternelle.

«L’homme qui a fait sauter Mila», indique la légende du compte Twitter d’un certain Reda (coca cherry). Cet utilisateur s’est vanté le 14 mars d’avoir reçu à 20h22 un mail du réseau social qui le félicitait pour ses signalements, lesquels ont conduit à la suspension du compte de Mila (magicalorrs), à en croire une capture d'écran diffusée sur Twitter.

Le compte de l’adolescente, ciblée par des menaces de mort depuis janvier 2020 pour ses critiques envers l’islam, a été bloqué hier soir peu après de 20 heures. En cause, la «violation des règles de Twitter», notamment «contre le harcèlement».

Il y a un an cette lycéenne iséroise avait lancé le débat national sur le droit de blasphémer après avoir critiqué sur Instagram l’islam, ce qui lui avait coûté des centaines de messages haineux, dont des menaces de mort.

«Bloquée purement et simplement»

Auprès du Point, la jeune fille a expliqué avoir été en train de passer «un dimanche tranquille» et avoir publié sur Twitter un dessin qu’elle avait fait quand elle était petite. Quelques minutes plus tard, elle a découvert «une dizaine de messages bizarres avec des messages glauques», lesquels se sont multipliés pour devenir des «centaines, criblés d’insultes».

«Les trucs habituels, quoi... Sauf que là, ça allait très vite», a-t-elle précisé.

La jeune fille a ensuite demandé «à la communauté des infos sur le fameux FC Sinje qui semblait avoir activé son réseau pour s’en prendre à [elle]». Et d’avouer qu’elle l’avait «traité de "puceau frustré"», ainsi que d’avoir «répondu à deux types qui me promettaient de me violer en leur disant que c'est moi qui violais leur Dieu».

«Quelques minutes plus tard, Twitter m'informait que mon compte était fermé. Normalement, ils justifient leur décision et désignent les messages litigieux. Là, aucune explication. J'ai été bloquée purement et simplement.»

En effet, le compte Actu FC a tweeté ensuite que «le FC Sinje a[vait] réussi à faire suspendre le compte de Mila». Ces deux comptes ont également été suspendus.

L’avocat réagit

«La règle sur Twitter, c’est que les victimes sont sanctionnées et les harceleurs récompensés, ça fonctionne comme ça, Twitter, et je dis bravo», a ironisé Richard Malka, l’avocat de Mila et de Charlie Hebdo, toujours selon Le Point.

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Tags:
réseaux sociaux, islam, harcèlement, Twitter
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