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    Le roi d'Arabie saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud

    Les sanctions contre les fonctionnaires saoudiens corrompus se durcissent

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    Après l’arrestation de plusieurs membres de la famille royale, Riyad introduirait de nouveaux «châtiments» dans le cadre de la campagne anticorruption. Les autorités du pays gèlent les comptes des suspects, y compris à l’étranger, en sanctionnant également ceux qui refusent de collaborer avec les services de surveillance.

    Les autorités de l'Arabie saoudite ont l'intention de trouver et de sanctionner les représentants des structures publiques qui refusent de collaborer avec les services de surveillance dans le cadre de la campagne anticorruption, a annoncé lundi le journal Al-Hayat.

    L'Assemblée consultative, la Majlis al Shura, l'organe législatif du pays, a réclamé que la Direction anticorruption «rende publiques les données concernant les organes étatiques et les fonctionnaires impliqués dans la corruption ou refusant d'apporter leur soutien» dans le cadre de la campagne anticorruption d'envergure en cours, informe le journal. Les membres de l'Assemblée devraient étudier mercredi lors de leur réunion des éventuelles «sanctions à l'égard des délinquants», ainsi que «des futurs pas afin de juguler la corruption et le népotisme» au sein des structures publiques.

    Le Conseil suprême de lutte contre la corruption, créé début novembre et dirigé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, a autorisé l'incarcération de plusieurs membres de la famille royale, ainsi que d'anciens et d'actuels ministres, fonctionnaires et entrepreneurs. 208 personnes soupçonnées de corruption ont été arrêtées et inculpées, a déclaré le procureur général d'Arabie saoudite, Saoud Al Mojeb. Selon lui, à la suite de malversions des fonds publics, l'Arabie Saoudite aurait perdu 100 milliards de dollars. Les autorités ont souligné que les noms et d'autres données personnelles des suspects ne seraient pas dévoilés.

    Parmi les suspects, il y aurait le prince Al-Walid ben Talal, l'un des plus riches hommes du monde, ainsi que Miteb Ben Abdullah, l'ancien chef de la Garde nationale, limogé. Pour la période de l'enquête, tous les comptes privés des suspects ont été gelés, les autorités saoudiennes s'étant adressées aux banques centrales des pays voisins, y compris à celles du Koweït et des Émirats arabes unis, pour détecter les comptes des éventuels corrompus. Ryiad a assuré que les sanctions ne toucheraient pas les sociétés appartenant aux inculpés.

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    Tags:
    lutte contre la corruption, corruption, Arabie Saoudite
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