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    Frappes en Syrie

    Frappes en Syrie: et après?

    © AP Photo / Hassan Ammar
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    Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (111)
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    Après la récente attaque perpétrée contre la Syrie par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, les observateurs internationaux s’interrogent sur l’évolution ultérieure de la situation et une éventuelle implication d’une coalition arabe dans le conflit syrien. Sputnik s’en est entretenu avec Steve Topple, journaliste britannique indépendant.

    Les médias relaient de plus en plus d'informations sur une éventuelle «coalition arabe» qui pourrait être formée pour entrer en Syrie, lutter contre les groupes terroristes et juguler l'«influence iranienne», bien que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, auteurs de ce plan, se soient embourbés au Yémen.

    «Personnellement, je ne pense pas que cela puisse se produire sous peu. […] L'Arabie saoudite s'est actuellement enlisée dans le conflit avec le Yémen, et vu le revirement de la situation la semaine dernière, quand le gouvernement syrien a rétabli son contrôle sur Douma, je pense que ce plan est en train de s'estomper progressivement», a déclaré Steve Topple à Sputnik.

    Selon ce dernier, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis auraient tout simplement présumé de leurs forces, en se prenant trop eu sérieux.

    «Il y a deux ans, j'ai écrit que la situation en Syrie était ce qu'on appelle la première guerre mondiale du XXIe siècle dans laquelle l'Occident et ses alliés intervenaient contre la Russie, l'Iran et leurs alliés. À mon avis, pour le moment, la situation s'est calmée parce que le gouvernement d'Assad a rétabli son contrôle sur la plus grande partie du territoire syrien», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et de prévenir que cela ne se terminerait toutefois pas.

    «Et nous en avons vu la preuve quand les États-Unis, la France et le Royaume-Unis ont porté des frappes aériennes contre la Syrie en réponse à une attaque chimique présumée».

    Selon le journaliste, il s'agirait plutôt désormais des méthodes de «soft power».

    «Il y aura davantage de propagande et de diplomatie agressive, mais, comme j'ai déjà dit, cela se poursuivra, trop de choses étant en jeu. Trop de choses pour tous les participants au conflit en Syrie», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

    Dans la nuit du 13 au 14 avril, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont porté des frappes contre des sites syriens où, selon eux, pourraient être fabriqués des armes chimiques. Sur 103 missiles tirés, 71 ont été interceptés par la DCA syrienne. Le bombardement a été mené suite à l'attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.

    Dossier:
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    Tags:
    soft power, conflit, défense antiaérienne, alliés, coalition, frappe aérienne, Sputnik, Steve Topple, Douma, Occident, Yémen, Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, France, Royaume-Uni, États-Unis, Damas, Syrie
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