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    Ali Khamenei

    Le leader suprême iranien coupe court: «Pas de négociations avec les Américains»

    © AP Photo / Office of the Iranian Supreme Leader
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    Expliquant que son pays était ouvert aux négociations avec les autres États, dont ceux d’Europe, au sujet de différentes questions à part celles liées au potentiel militaire iranien et aux principes clés de la révolution, le leader suprême iranien a toutefois rejeté l’idée de pourparlers avec Washington.

    Alors que le Président iranien Hassan Rohani n’avait pas exclu par le passé la possibilité de négociations avec Washington si les sanctions visant Téhéran étaient levées et la politique à l’égard de ce dernier révisée, Ali Khamenei, leader suprême de la République islamique, a déclaré en ce 29 mai que son pays ne mènerait pas de pourparlers avec les Américains.

    «Nous ne mènerons pas de négociations avec les Américains. Car il n’y a pas de sens dans ces négociations, qui plus est cela est même nuisible», indique une publication postée sur son compte Twitter.

    Il a fait en outre noter que l’Iran n’était pas opposé aux pourparlers avec d’autres gouvernements, y compris européens. La seule préoccupation que cela suscite chez Téhéran est leur thème:

    «Nous n’allons pas discuter des questions clés de la révolution… Nous ne négocierons pas notre potentiel militaire», a-t-il déclaré.

    Le Président américain a annoncé lundi 27 mai sa volonté d’engager des pourparlers avec Téhéran lequel l’appelle également de ses vœux. Il a précisé ne pas vouloir que «des choses terribles se produisent».

    L'Iran a annoncé le 8 mai qu'il cessait d'appliquer plusieurs points de l'accord nucléaire, notamment ceux qui ont trait à ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi. Il a souligné qu'il ne se sentait plus lié par les limitations imposées par le document.

    À un an de cela, le Président Donald Trump avait décidé le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, de même que le rétablissement des sanctions contre l'Iran, y compris celles qui touchent les pays commerçant avec Téhéran. Certaines de ces sanctions ont été rétablies le 7 août 2018, tandis que d'autres sont entrées en vigueur le 5 novembre dernier.

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    refus, négociations, Donald Trump, ayatollah Ali Khamenei, Europe, États-Unis, Iran
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