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Recep Tayyip Erdogan a accusé les États-Unis de «vol» alors qu’il commentait les menaces américaines d’exclure la Turquie du programme des F-35. En effet, Ankara a déjà réalisé les premiers paiements nécessaires.

Recep Tayyip Erdogan a exprimé son mécontentement face au refus des États-Unis de livrer la commande turque d’avions de chasse furtifs F-35. Il a considéré que de telles actions de la part des Américains pouvaient être qualifiées de «vol», étant donné que la Turquie avait déjà procédé aux paiements, selon les propos du Président turc rapportés par le journal Sabah.

«Si vous avez un client qui paye régulièrement ses paiements, comment ne pas lui donner ce qu'il veut? Cela s'appelle un vol», a-t-il déclaré à la presse lors d'une visite en Chine.

Il a déclaré que la Turquie avait jusqu'à présent payé 1,4 milliard de dollars (environ 1,2 milliard d’euros) pour les F-35 et que les pilotes turcs se sont rendus aux États-Unis pour y suivre une formation.

Les avions sont actuellement aux États-Unis et la formation offerte aux pilotes turcs a été interrompue en raison des récentes tensions entre les deux pays.

La dégradation des relations entre les États-Unis et la Turquie a commencé par la signature d’un contrat entre Moscou et Ankara pour l’achat des systèmes de défense antiaérienne russes S-400. Le contrat est estimé à plus de 2,1 milliards d'euros pour la livraison des systèmes, prévue déjà en juillet 2019. Selon le ministère turc de la Défense nationale, Ankara commencera à déployer les systèmes sur son territoire dès octobre 2019. Les premières livraisons des S-400 sont attendues dans les prochains jours.

Washington avait prévenu la Turquie à plusieurs reprises que le contrat conclu avec Moscou pourrait avoir un effet «dévastateur» sur l'achat d'avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a à plusieurs reprises indiqué qu’il n’irait pas obtenir de permission de qui que ce soit pour assurer la défense de son pays, en soulignant qu’il s’agissait d’«une affaire réglée».

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Tags:
États-Unis, S-400, Recep Tayyip Erdogan, Turquie
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