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    Stena Impero, pétrolier britannique

    Stena Impero: contrairement à Londres, «l’Iran a agi dans le cadre de ses lois nationales et du droit international»

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    L’arraisonnement le 19 juillet par l’Iran du pétrolier britannique Stena Impero dans le détroit d’Ormuz n'a rien à voir avec la saisie le 4 juillet à Gibraltar du pétrolier iranien Grace 1, a déclaré à Sputnik Mohammad Vahedi, chef de l’ONG iranienne Solh-e ziba.

    Les allégations des médias, selon lesquelles la saisie le 19 juillet par l’Iran du pétrolier britannique Stena Impero dans le détroit d’Ormuz serait une riposte, voire la «vengeance» de la République islamique pour la démarche de Londres à l’égard du Grace 1, ne correspondent pas à la réalité, a indiqué dans un entretien accordé à Sputnik Mohammad Vahedi, chef de l’ONG iranienne Solh-e ziba.

    L’Iran s’en tient au droit international

    L’interlocuteur de l’agence a souligné que lors de l’arraisonnement du pétrolier britannique, l’Iran se conformait strictement au droit international.

    «Le pétrolier Grace 1 a été arraisonné dans les eaux internationales par les forces armées britanniques sous prétexte qu’il transportait du pétrole en Syrie en violation des sanctions imposées à la Syrie par l’Union européenne en 2011. Affirmant que la Syrie était la destination de ce pétrolier, Londres a agi illégalement, car les sanctions de l’UE qui avaient été approuvées par le Conseil de sécurité des Nations unies n’obligent pas les pays qui ne font pas partie de l’UE, dont l’Iran, à respecter toutes ces restrictions et sanctions», a souligné l’Iranien.

    Et de rappeler qu’après la saisie du pétrolier britannique à sa sortie du détroit d’Ormuz, bien des médias étrangers avaient titré «Réponse de l’Iran».

    «Cela est tout à fait faux. L’Iran a agi dans le cadre de ses lois nationales et du droit international», a souligné le militant.

    Selon lui, en vertu de la Convention de l’Onu sur le droit maritime international du 10 septembre 1982, les pays débouchant sur l’espace maritime sont autorisés à arraisonner un bateau qui y passe s’il n’a pas de preuve documentaire de sa présence dans ces eaux.

    Et si l’Iran fermait le détroit d’Ormuz?

    «Se guidant sur la Convention et la loi iranienne 1372 "Sur la protection des mers, des fleuves et de l’environnement" et ayant reçu l’aval des autorités judiciaires, l’Iran a décidé d’arraisonner ce pétrolier. La fermeture du détroit d’Ormuz serait le prochain message aux pays violant les droits du peuple iranien. Ce serait parfaitement légal et tout à fait conforme au droit international», a prévenu l’interlocuteur de Sputnik.

    Le 19 juillet, l’Iran a arraisonné le pétrolier britannique Stena Impero. Selon les autorités maritimes iraniennes, le bateau saisi «avait menacé la sécurité maritime» dans le détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.

    Le 4 juillet, le pétrolier iranien Grace 1 avait été saisi par les Royal Marines au large de Gibraltar. Londres a justifié cela en affirmant que le bateau transportait du pétrole destiné à la Syrie, en violation de sanctions internationales, ce que Téhéran dément.

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    Tags:
    médias étrangers, droit maritime, Détroit d'Ormuz, Royaume-Uni, Iran
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